• L'équinoxe de printemps

     

    C'est avec plaisir que je partage ces articles d'Elizabeth berger dans son blog tarot pshychologique sur l'équinoxe de printemps et sa magie.

     

    L'hiver est fini

    nativité

     

     

    fleurs oiseau

     

     

     

    Le trèfle symbole de l'équinoxe de printemps

     

    Triskell

     

     Un mégalithe:

    mégalithe

     

    Bientôt, la durée du jour sera égale à celle de la nuit : étymologiquement, le mot équinoxe vient du latin æquinoctium, de æquus« égal” » et nox, noctis« nuit ».

    Moment important car il permet de situer avec précision les points cardinaux, ce jour-là le soleil se lève plein Est et se couche tout à fait à l’Ouest.

    L’équinoxe de printemps est associé à l’Est car il annonce la renaissance de la vie au sortir de l’hiver, tout comme le soleil en se levant à l’Est annonce le jour naissant. Symboliquement, c’est de l’Est que vient la Lumière que recherchent ceux qui s’engagent dans une démarche spirituelle.

    L’élément Air, associé à cette période, symbolise l’inspiration, l’intuition, l’intellect, la communication. L’Oiseau est associé à l’Est et à l’Air, puisque les hommes ne pouvant pas voler, les oiseaux étaient considérés comme les messagers des dieux, leur apportant l’inspiration. Dans le corps humain, l’élément Air est celui qui permet la respiration et qui est en relation permanente avec l’extérieur.

    C’est la saison du renouveau et du nouveau feu, c’est le début du cycle de la fertilité et de l’abondance, c’est le temps des semailles.

    L’équinoxe de Printemps est une célébration d’équilibre car ce n’est plus l’hiver et pas encore l’été. C’est le temps magique entre les deux saisons, ou Dame Nature se réveille doucement, sortant lentement de sa léthargie hivernale. En cette période, les Grecs célébraient le retour à la surface de la terre pour six mois, de Perséphone. Fille de Zeus et Déméter, elle fut enlevée par Hadès, qui la fit reine des Enfers.

    Hadès avait conclu un pacte avec Déméter, partageant ainsi son épouse entre le monde de la Lumière et le royaume des Ténèbres. Ce mythe exprime le mouvement de la végétation qui meurt à l’approche de l’hiver pour resurgir à nouveau avec le printemps.

    Dans le culte, la fête célébrant le départ de Perséphone avait lieu en automne, la belle saison étant associée à son retour.

    L’équinoxe de printemps est un moment fugace, instant qui marque l’équilibre entre le jour et la nuit, un passage où les forces de la lumière augmentent.

    ostara


    On perçoit l’influence nordique de cette fête, avec le nom qu’on lui donne généralement : Ostara. En effet, il provient d’Éostre : une Déesse germanique de la fertilité à qui on faisait des offrandes d’œufs peints pour assurer la venue du printemps. Cette porte de l’année était aussi associée à la déesse romaine Aurora, à la déesse grecque  Éos et à la déesse hindou Ushas (toutes dérivées du prototype indo-européen du nom de Hausos).

    Elle serait également associée à Freya dans la mythologie nordique. Déesse de l’aurore et de la fécondité printanière, elle est associée au symbolisme des œufs et du lièvre. Son association à la création du monde a généré la coutume de peindre des œufs. Ceux-ci représenteraient l’Œuf Cosmique.

    Chargée de symboles anciens, l’équinoxe de printemps est toujours fêtée aujourd’hui. Nous mangeons des lapins en chocolat (le lièvre est l’animal sacré d’Éostre en tant que symbole de fertilité), des poules et des œufs. Le mot Easter qui signifie Pâques en anglais vient d’ailleurs du nom de cette Déesse.

    La symbolique de l’œuf est très chargée. En effet, il détient en lui la genèse du monde, il est une réalité primordiale qui contient en germe la différenciation des êtres. En égyptien le mot œuf est féminin et de lui le Dieu jaillira, il organisera le Chaos en donnant naissances aux êtres différenciés (Il est à la fois Fils et Père). On retrouve ce symbole dans de nombreuses religions et son sens est toujours le même.

    L’œuf est souvent une représentation de la puissance de la lumière. Ainsi il apparaît comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature. Mais attention il n’est pas autant naissance que ré-naissance, c’est le retour, la résurrection (d’où la récupération de la fête pour la Pâques chrétienne : mort et résurrection de Jésus).

    Les coutumes païennes veulent que l’on allume des feux à l’aube pour symboliser le renouveau de la vie et la protection des récoltes. On célèbre ce Sabbat mineur en faisant sonner les cloches, décorant des œufs, plantant des graines, s’occupant du jardin rituel ou non, faisant un grand nettoyage de Printemps (physique et spirituel, en se débarrassant des énergies négatives et des problèmes générés par la pensée). Pendant ce nettoyage, il est recommandé que chaque mouvement soit fait dans le sens des aiguilles d’une montre car cela remplit la maison de bonnes énergies.

    Entrée dans le signe astrologique du Bélier

    Bélier


    Le Bélier  symbolise le feu originel qui se manifeste à l’entrée du printemps, le jaillissement des forces brutes de la vie (éclatement des bourgeons, sortie des pousses de la terre, rut des animaux…). Le rythme vital, sous ce signe, est celui d’un bond en avant, d’une accélération : commencement, renouvellement, propulsion, impulsion, jet, éclatement, explosion…

    C’est le souffle du feu prométhéen, ce feu à la fois créateur et destructeur, aveugle et généreux, chaotique et sublime, capable de fuser dans toutes les directions; c’est la décharge irruptive, fulgurante, indomptable de la foudre, la violence du feu animal indifférencié, la poussée anarchique, dévorante, d’instincts primitifs vigoureux, une libération de forces nouvelles, inclassables et inadaptées, aux généreuses promesses portées vers leur essor.

    Les fêtes Celtes nous parlent toujours de la fin d’une étape et le commencement d’une autre. Quelque chose meurt et autre chose naît. C’est pour cela que le cercle est un symbole important dans la tradition druidique. Un cercle, c’est comme la somme d’une infinité de point. Chaque point que nous voulons observer, analyser sur le cercle est compris grâce à ce qu’il y a avant et ce qu’il y a après lui.

    C’est d’ailleurs par la compréhension de ce qu’il y a avant et après que nous pouvons nous approcher de ce point. Mais jamais nous ne l’atteignons car le point est un élément hors espace-temps. Le cercle est aussi l’expansion du point, l’unité Divine.

    Les fêtes druidiques d’aujourd’hui expriment une vision cyclique du temps, et une des fonctions de ces célébrations est d’inscrire le cycle humain dans le grand cycle de la nature, d’harmoniser les rythmes de l’homme sur les plans physiques, psychologiques et spirituels. Pour eux la Nature, image de la Déesse-Mère, est célébrée comme une source d’inspiration, une conseillère de sagesse et de beauté. Ils pensent que l’homme n’est qu’un des éléments de la grande harmonie naturelle.

    Chaque fête revêt donc une dimension spirituelle et véhicule un enseignement au travers d’un symbolisme inspiré de la période de l’année. La succession des fêtes au cours de l’année symbolise à la fois le cheminement intérieur de l’être humain et les grandes phases de l’existence humaine.

    L’Est, l’Air, l’oiseau

    L’équinoxe de Printemps est un symbole de renaissance à la vie, de vitalité, de joie et de bonheur. Le jour est de même durée que la nuit. C’est une porte qui s’ouvre et nous sommes invités à la franchir et à accueillir l’énergie nouvelle qui se présente. Nous sommes incités à sortir de la Nuit, à redevenir actifs. L’Enfant Intérieur a grandi, il doit maintenant lâcher la main de la Mère et s’autonomiser. Il doit semer les graines de sa future vie. C’est aussi une phase d’apprentissage.

    C’est la fête du temps des semailles

    Le temps de faire de nouveaux projets, de renouveler ce qui doit l’être. Nous pouvons pour cela nous ouvrir à l’inspiration et être réceptifs à ce qui nous guidera pour accomplir nos projets. Cette période est symbolisée par la lumière du jour naissant à l’Est. L’équinoxe de printemps est associé à l’adolescence, à la période de 7 à 14 ans. Le maître mot de cette fête est « réceptivité »

    Le printemps est associé à l’élément Air

    Cette saison est caractérisée par l’éclosion des bourgeons, par la floraison. Le printemps favorise la prise de conscience de la nouvelle vie qui mène vers l’expansion, il apporte les prémices des futures chaleurs, des réalisations à venir.

    L’équinoxe est un moment d’équilibre et de stabilité ; la nuit et le jour sont égaux. Celui qui parcourt le chemin connaît le calme intérieur et la paix de l’âme.

    La Déesse Ostara favorisait les naissances, des humains et des animaux, et la germination des végétaux. La légende dit qu’ Ostara est née d’un œuf, symbole de la vie en devenir, et qu’elle était accompagnée d’un lièvre, animal prolifique s’il en est. Dans la tradition germanique, cet animal lunaire est associé au passage, il montre des chemins entre l’univers des hommes et des mondes merveilleux.

    En pays germanique, c’est lui qui souvent apporte les œufs de Pâques. On dit même qu’il les pond! Cet œuf, que nos ancêtres décoraient avec minutie, était à l’origine plutôt peint en rouge, couleur associée au printemps.

    Oeuf 2

    Mais cet œuf symbolise aussi l’éternité et la fécondité de la vie et surtout d’une vie qui semble s’autogénérer. C’est pourquoi l’œuf faisait l’objet d’un culte au moment de l’équinoxe de printemps. D’où son assimilation naturelle par le christianisme qui l’associe à la résurrection du Christ.

    L’équinoxe de printemps marque la fin de la période sombre, celle du travail intérieur très intense. L’objectif est toujours le même : intégrer le Divin qui est en nous accroître notre foi… En nous connaissant mieux nous  pouvons continuer notre chemin.

    De l’autre coté du point de l’équinoxe nous avons l’éclosion de la vie. Et la vie est celle que nous choisissons d’avoir. De ce fait, nous semons les projets que nous voudrions voir germer. Nous les mettons donc en terre, inscrit sur des œufs. L’œuf est un grand symbole. Il contient toutes les potentialités, il est symbole de la Vie qui s’autogénère. Sa teinte rouge rappelle la semence d’Ouranos, son sang, qui féconde Gaïa dans la cosmogonie grecque. Nous allons donc ensemencer nos vœux dans la matrice de la Vie pour qu’ils se matérialisent dans les mois qui suivront.

    Cette symbolique est aussi représentée par Kernunnos fécondant la Déesse Mère dont le fruit, Bélénos, naitra neuf mois plus tard au solstice d’hiver. Kernunnos parfois imagé par un serpent à tête de bélier et corps de poisson. Ceci certainement parce que l’équinoxe se situe entre le signe du Poisson (dernier signe astrologique) et celui du Bélier (premier signe astrologique) dans le cercle de l’année, représenté par le serpent. Le poisson, image de l’inconscient, des eaux intérieures, de notre monde caché. Le bélier, force vive, impulsion, exaltation. Kernunnos réveille nos sens visibles et invisibles.

    Bélénos quant à lui symbolise la Lumière. Faire le vœux d’atteindre la Lumière est peut-être l’unique objectif à avoir en son être intérieur car de ce souhait découle Tout, tout le reste et surtout l’accès au monde de la Plénitude.

    Bélénos, dont la Lumière sort de Terre en ce jour d’équinoxe à travers le symbole du trèfle. De couleur verte il représente l’équilibre entre ses trois feuilles. Trois énergies qui sont le Progéniteur, la Déesse Mère et le Fils Bélénos, il est donc le Divin, la Lumière, l’Unique. Il est également associé au triban : Amour, Sagesse, Spiritualité.

    Dans la nature qui se déploie, le lièvre représente cette vie qui explose. Il est à deux facettes comme l’équinoxe qui est cet équilibre entre la nuit et le jour, la lune et le soleil, la Déesse Mère et Kernunnos, deux polarités. Dans la tradition chinoise on trouve le mythe du lièvre de Jade.

    zodiaque


    Le lièvre de Jade habite dans la lune et prépare avec des plantes le breuvage d’immortalité. On rejoint là la quête du Graal, de la Lumière qui est notre vœu formulé pour ce rituel. Dans les contes le lièvre est l’animal qui guide le masculin (Dieu ou homme) vers le féminin (femme ou Déesse Mère), il participe donc à cette Union des éléments, à l’équilibre du Yin et du Yang.

    A l’équinoxe de printemps nous fêtons l’exaltation de la Vie, sa puissance mystérieuse. Grâce au passé nous avons acquis des enseignements et pour la suite nous formulons vœux de continuer.

    Différentes survivances des célébrations de l’Équinoxe de printemps, autour du 21 mars, ont existé ou subsistent de nos jours. Feux de joie ou noyade de lumière de cette époque, dont les usages se manifestent sous des formes très variées mais précèdent de la même pensée initiale : la libération de l’obscurité hivernale, par exemple, en mettant en scène des moyens d’éclairage artificiel (bougie, lampe à huile ou lanterne symbolisées) dont on se débarrasse par noyade.

    On trouve aussi des usages liés à un gâteau que l’on offre à une divinité ou encore à un mannequin de paille que l’on brûle ou précipite à l’eau afin de « détruire l’hiver ».

    L’équinoxe de printemps, appelé Alban Eilir dans le druidisme contemporain, marque la fin assurée de l’hiver, le retour des beaux jours. C’est un temps d’équilibre, une porte entre l’hiver et le printemps; entre ce qui n’est plus et ce qui va advenir.

    C’est le moment de la naissance du jeune soleil, du jour nouveau porteur de tous les espoirs, de toutes les promesses et de toutes les potentialités. Temps pour l’oiseau de quitter le nid et d’inventer sa vie. Graines des futurs projets plantées en terre, Porte franchie pour sortir de la Nuit et accueillir l’Aube naissante, aube qui revient toujours pour nous offrir toutes les possibilités de la Vie.

     
     

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  • FAITES CET EXERCICE POUR VOIR VOTRE « AURA »



    Le blog elisheanportesdutemps.terrenouvelle dit: Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source: http://elisheanportesdutemps.terrenouvelle.ca Comme j'ai bien aimé cet article je voudrais le partager sur mon blog en le citant in extenso:

     

     

     

    <header style="color: rgb(75, 75, 75); font-family: 'PT Sans', sans-serif; font-size: 14px; line-height: 21px; margin-bottom: 14px; position: relative; top: -16px;">

    <time class="entry-date updated" data-blogger-escaped-datetime="2014-11-03T13:54:47+00:00" itemprop="dateCreated" style="font-style: italic; margin-right: 120px; white-space: nowrap;">nov 3, 2014</time>

    51239

    </header>

     

    "Je vous propose de faire un petit exercice très simple si vous voulez apprendre à voir votre aura. Premièrement, il faut savoir que c’est très simple à faire et que tout le monde peut le faire, à la limite la seule difficulté pourrait être le fait d’arriver à croire qu’on est capable de le faire.

    Cet exercice permet de voir la 1ère couche de l’aura, le corps éthérique,c’est à dire la couche la plus facile à distinguer (il existe 7 couches). Bien que sa vibration le place en dehors de notre champ de vision classique, c’est un corps très proche du corps physique au niveau vibration. Il a pratiquement la même densité, mais il est simplement accessible à nos perceptions.

    EXERCICE POUR VOIR SON « AURA » :

    – Prenez une feuille blanche et mettez-vous dans un lieu bien éclairé.- Posez votre main à plat sur la feuille.

    -Regardez votre main sans vraiment la regarder en fait, en fait votre regard ne doit pas s’arrêter à votre main. Regardez votre main comme si vous vouliez voire 50 cm derrière elle.

    Le cerveau va toujours essayer de ramener votre vision à la logique, ne cherchez pas à interpréter ce que vous voyez. Laissez-vous aller, même si les contours de votre main deviennent flous : ne faites pas de mise au point !Laissez venir le flou autour de vos doigts et observez de loin..

    Vous distinguerez ainsi un « flou » qui n’est en fait qu’une énergie lumineuse, en principe bleu, vert avec quelques nuances propres à chacun.

    Pendant l’exercice le cerveau va continuer à essayer de faire une mise au point par réflexe là où votre vision deviendra floue. Laissez simplement le flou grandir en ignorant le reste. Vous serez émerveillé par la lumière bleutée qui entoure votre main.

    Pour voir les autres couches de l’aura, il faut développer des facultés de visions extrasensorielles. Cet exercice vous aura au moins permis de découvrir la première couche de votre aura.

    EXERCICE:

    spiritualité

    EST-CE QUE TOUT LE MONDE PEUT VOIR L’AURA?

    Oui, tout le monde peut voir l’aura des gens ainsi que celui de tous les êtres vivants (animaux, arbres et fleur). Il suffit non seulement de vouloir, mais de désirer voir…tout simplement.

    Comment faire pour voir l’aura?

    Premièrement, il faut vous détendre. Prenez une grande inspiration pendant 10 secondes, puis maintenez celle-ci durant 5 secondes, et expirez normalement, mais complètement, et arrêtez pendant 4 secondes. Répétez cela 3 fois.Cet exercice vous permettra de vous déstresser et vous permettra d’ouvrir votre conscience à vos sens extrasenso‌riels. Ensuite, fixez un point près de la personne dont vous voulez voir l’aura. Ce que vous percevrez autour de la forme de cette personne, c’est son aura.Plus vous répéterez cette expérience et plus il vous percevrez facilement l’aura de tout ce qui vous entoure.

    L’aura chez les humains ou tout autre être vivant peut avoir plusieurs couleurs et différentes intensités selon la personnalité, l’humeur, la vitalité et l’évolution de chacun. La couleur détermine l’état d’être et l’intensité de celle-ci, détermine l’énergie et la conviction de cet état d’être.

    Ex. Une personne qui possède une aura rougeâtre et jaune à la fois, indique que cette personne cherche à influencer (la force= le rouge) par ses connaissances (le mental = le jaune). Le diamètre du rayonnement démontrera l’intensité, soit toute l’énergie dans l’application de l’influence que cette personne veut faire.

    Rouge clair: Représente l’énergie, la chaleur et la vitalité, la générosité, la passion

    Rouge opaque: Représente la révolte, l’esprit querelleur, la colère, la malice, l’esprit de destruction et la haine.

    Rouge foncé: Représente l’égoïsme et le manque de noblesse.

    Rouge + Rose: Représente l’affection, le bonheur, la tendresse et l’amour si teinté de blanc.

    Rouge + Jaune, clair: Représente le désir d’apprendre ou d’enseigner.

    Rouge + Jaune, foncé: Le contrôle et la domination.

    Rouge + Brun: La peur, la crainte, le doute très prononcé.

    Rouge + Noir: La méchanceté, une énergie malsaine et très troublée.

    Rouge + Orangé: L’égocentrisme.

    Orange clair: L’énergie, la vitalité sans tracas, les émotions satisfaisantes.

    Jaune clair: L »intellect, le mental, les analyses, la pensée réfléchie.

    Jaune Or: Un intellect bien balancé avec sa spiritualité.

    Jaune + Brun: Un état usant de ruse, égoïste et avare.

    Vert clair: L’harmonie, la paix avec la nature et son environnement, le cœur.

    Vert émeraude: L’harmonie, l’équilibre, l’art de la guérison, le centre, l’expression du Christ. Une grande quantité de vert émeraude dans l’aura d’un individu indique son intérêt ou son engagement dans l’art de la guérison.

    Vert + Brun: L’égoïsme, l’avidité, la tromperie et la jalousie..

    Bleu: La communication, l’expression, le juste.

    Bleu + brun + noir: Le vice, la perversité, l’abus de pouvoir.

    Le bleu est lié au troisième œil, à l’inspiration et au niveau supérieur de l’intellect. Il est une des premières couleurs que voit le guérisseur spirituel.

    Mauve lavande: Une bonne spiritualité, une bonne vitalité

    Lilas: Un caractère altruiste et compatissant.

    Violet: La compassion, la compréhension, la médiumnité, une spiritualité élevée.

    Le violet est la couleur de la royauté et elle indique la noblesse de caractère. Dans l’aura, le violet est un agent d’isolation et de purification. On ne le trouve pas couramment. Il vient des royaumes supérieurs et on le voit seulement chez les maîtres spirituels et chez les adeptes.

    Blanc: L’union, la conscience christique, la guérison appliquée, une spiritualité de haut niveau."

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    Conscience quantique -nouvelle science, nouvelle spiritualité

    La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent.

    II y a ceux qui pensent que, spirituellement, la science ne saurait être qu’annexe –  » ce serviteur qui se prend pour le maître « , dit la voix des Dialogues avec l’ange. Toute une école philosophique récente, qui va de Heiddeger aux écologistes ultra (animistes), pense que la science, désormais inséparable d’une technologie surpuissante, est un labyrinthe où les démons du mental nous mènent droit à notre perte.

    Ceux-là rêvent à la rigueur d’une autre science, radicalement différente, fondée sur les qualités et sur les flux psychiques. Mais l’essentiel étant à jamais non mesurable, ils trouvent la poésie ou la méditation plus aptes à nous raccorder au réel que toutes les sciences réunies.

    Et puis il y a ceux qui, à l’inverse, pensent que c’est par la science que le monde moderne va retrouver la spiritualité.  » Une grande porte s’ouvre, disent-ils, voici l’heure du réenchantement du monde ! «  ; l’expression a fait florès depuis que l’historien des sciences Morris Berman a titré ainsi un livre sur les bouleversements de la science contemporaine et que Prigogine et Stengers en ont fait la conclusion de leur Nouvelle Alliance (1). La science réenchanteresse ! On avait longtemps pensé qu’elle désenchantait au contraire notre vision du monde, cette science qui avait cassé toutes les croyances et illusions d’Homo religiosus. Cette science dont l’Homo scientificus Jacques Monod disait, dans Le hasard et la nécessité (2), qu’elle nous avait définitivement jetés dans un monde absurde et glacé, qu’il fallait désormais avoir le courage de regarder en face. Surprise : arrivée tout au bout de sa glaciation, la science semble inverser sa course, nous faisant découvrir qu’à l’opposé des certitudes naïves du XIXe siècle, qui se croyait à deux doigts d’élucider le mystère du monde, plus la connaissance avance, plus l’inconnu augmente et, avec lui, la démesure de notre émerveillement.

    Le défaut de cette nouvelle vision émerveillée est évidemment le risque scientiste, cette tendance à vouloir ramener l’expérience spirituelle à du démontrable. Tenter d’attraper l’Infini dans les filets d’une équation, constitue un vieux piège et ils sont nombreux aujourd’hui, dans la nébuleuse New ge notamment, à vouloir  » scientifiquement prouver  » le moindre battement d’aile d’ange.

    Mais le risque couru par les anti-scientifiques n’est pas moins grand : ils quittent le vaisseau terrestre actuel, que la science mène à toute allure – si vite, il est vrai, et dans un tel désordre, que plus personne ne contrôle plus grand-chose, mais justement : faut-il renoncer à influer sur sa course ? Le  » lâcher-prise  » si nécessaire dont nous parlent les sages signifie-t-il déserter tous les postes de commandement ? Les deux camps ont des arguments puissants. Comment s’en sortir ?

    Remontons aux origines. L’intuition première des grands fondateurs de la science moderne ressemble énormément à une expérience mystique.

    Descartes, le cartésien number one ? On sait bien qu’il eut la vision de son  » Je pense donc je suis  » dans un rêve, où un ange l’encourageait à se fier à sa certitude que le monde était connaissable.

    Newton, l’autre grand fondateur ? C’était un alchimiste, un homme qui vérifiait expérimentalement (faut-il dire  » expérientiellement «  ?) que le monde du dehors rejoint le monde du dedans et que le grand se retrouve dans le petit. Et Kepler, dont les découvertes astronomiques partaient de la conviction exclusivement poétique d’un système solaire arrangé à la manière de la gamme musicale !

    La vision d’Einstein

    Et, pour rejoindre d’un bond notre temps, que dire d’Einstein ? Toute sa recherche démarre le jour où, encore enfant, il est si frappé d’apprendre que la lumière se déplace à une vitesse prodigieuse, qu’il  » s’amuse  » à visualiser un individu allant à cette vitesse. Il fallait être doué, c’est sûr ! Fermez les yeux. Imaginez-vous allant à la vitesse d’une moto. Puis accélérez, passez à la vitesse d’une voiture de course, puis d’un avion, d’une fusée, d’une comète… Si vous réussissez à atteindre trois cent mille kilomètres à la seconde, écrivez-nous et dites ce que vous voyez ! Le jeune Einstein y parvint et  » sentit  » le continuum espace-temps, avec son  » pôle nord  » lumineux. Ensuite, il mit des années à démontrer sa fulgurante et poétique vision par les mathématiques. On pourrait citer bien d’autres exemples, il y en a autant qu’il y eut de découvertes fondamentales, puisque l’intuition, comme la création, échappent par essence à la raison et au rationnel. Mais restons trente secondes avec Einstein.

    Quand on parle de lui à l’université ou sur les bancs des grandes écoles, c’est toujours pour parler d’E = MC2, jamais de sa vision d’enfant. Cette dernière figurera tout au plus en note de bas de page, comme une anecdote amusante. Voilà peut-être où notre culture achoppe et se castre elle-même : la source de feu où ses savants vont boire y est traitée en note de bas de page !

    Peut-être Einstein est-il le premier coupable ? Peut-être n’a-t-il pas su, ou pas voulu, initier ses élèves à sa propre prise de contact originelle avec le monde ? Ne dit-on pas que ce qui veut s’expliquer doit d’abord se vivre ? Curieusement, Einstein fut aussi le dernier génie de l’âge dit  » classique  » (en fait, regardé depuis les autres civilisations, cet âge ressemblerait plutôt furieusement à une adolescence). C’était l’âge où l’on se figurait l’objectivité comme un moyen sûr d’aller au bout de la connaissance du réel. L’objectivité, c’est-à-dire la vision du monde à travers un objectif – aussi appelé en optique  » lentille  » ou  » cristallin «  -, instrument de séparation, qui permet au bébé de lentement se séparer de sa mère, instrument qui ne sait traduire le monde que sous la forme d’objets.

    Seulement voilà, après Einstein sont venus d’autres génies, qui minèrent la vision  » classique « . En inventant la Mécanique quantique, Niels Bohr et l’école de Copenhague scièrent à la base toute la science qui va de Descartes à Einstein. Depuis 1927, le statut du réel a fondu dans un brouillard vertigineux. Même si, comme le fait remarquer le physicien Kerson Huang, l’expression  » principe d’incertitude d’Heisenberg  » est aujourd’hui trop facilement mise à toutes les sauces (l’incertitude mathématique ne peut pas être directement traduite en incertitude psychologique !), nous savons désormais qu’au niveau subatomique, nul ne peut plus décrire la matière comme faite d’objets. Pire : sa nature  » entière  » nous est désormais, par principe, inaccessible ; et tout se passe comme si les lois spatio-temporelles n’y avaient plus cours, comme si au niveau subatomique la matière échappait à l’espace-temps !

    Une révolution de la pensée

    Ces notions ne sont pas simples à concevoir. Pour la plupart d’entre nous, nous en sommes encore à essayer de nous figurer, dans notre imaginaire corporel, que la terre est ronde et qu’il n’y a pas un  » bas  » et un  » haut  » dans l’espace infini – c’est-à-dire que nous en sommes à vivre la révolution copernicienne du XVIe siècle ! Depuis, même si nos imaginaires ne sont pas au courant, deux grandes révolutions au moins ont totalement bouleversé la vision physique du monde ! Primo, la vision einsteinienne, d’où l’univers ressort sous forme d’un gigantesque continuum espace-temps maintenu par la force gravitationnelle, et surtout, secundo, la vision quantique, qui signale qu’au fin fond de la matière, il se passe des événements pas du tout orthodoxes… qui remettent tout en cause.

    Comme si le matérialisme était parvenu au bout de quelque chose et se trouvait aujourd’hui contraint à une mutation essentielle. Contraint de réintégrer la notion d’esprit ? Partout en tout cas, au milieu de notre monde technoscientifique, resurgit le mythe : l’hypothèse du Big Bang prétend que l’univers entier serait sorti d’une singularité, c’est-à-dire d’un point sans dimension, dont l’ » explosion  » il y a seize milliards d’années aurait créé l’espace-temps-énergie-matière. Et avant ce grand Bang ? Rien de représentable. On bascule au-delà des mots. Et nous nous retrouvons tous tels des petits enfants, ou tels des  » primitifs  » devant un mythe des origines. La médecine ultramoderne permet de sauver des millions de gens qui, jadis, seraient morts : beaucoup rapportent de leur sauvetage des récits de NDE totalement mystiques, ultra positifs. Pourquoi ? Leur expérience, disent-ils, est ineffable.

    L’astronautique envoie des cosmonautes dans l’espace : plusieurs en reviennent porteurs d’un message de paix et d’amour  » holistique  » qui les jette sur les routes de la planète Terre. De voir la planète bleue, racontent-ils, vous change à jamais, mais il faut  » l’avoir vécu pour comprendre « . De nouveau, on se retrouve dans l’ineffable. Il reste bien sûr de grands pans de la science où règne toujours l’esprit naïf, réductionniste, du XIXe siècle. Est-il étonnant que ce soit surtout dans les disciplines les plus jeunes, biologie, neurologie, que l’on voit encore caracoler les scientifiques les plus simplement matérialistes ? Mais il est permis de penser que la double hélice d’ADN, où sont codés, dit-on, tous les secrets du vivant, déclenchera plus de mythes que toutes les autres disciplines réunies – espérons seulement que leur irruption ne s’effectuera pas dans une atmosphère de catastrophe à la Golem !

    Bref, d’une manière ou d’une autre, on a l’impression que notre civilisation redécouvre à sa manière toutes les grandes intuitions spirituelles que l’humanité a connues depuis l’aube des temps. Toutes !

    Mais rien n’est jamais pareil : cette fois, c’est la science qui mène la (re) découverte, souvent à son insu, telle une géante somnambule, voire à son corps défendant. Jusqu’à présent, la géante Science a fait preuve d’une assurance considérable, et a nourri des processus qui l’ont hissée, littéralement, au rang de force cosmique. Arrivée là, elle a vu surgir des problèmes considérables – surpopulation, surarmement, radioactivité, désertification… directement provoqués par son action.

    Au même moment, se produisent les grandes irruptions mythiques dont nous parlions plus haut, qui semblent déboucher sur une renaissance spirituelle. On pourrait dire :  » Heureusement « . Car voilà que dans les zones les plus meurtries de la planète, dans les autres cultures – issues d’autres civilisations que la technoscience occidentale a écrasées – Homo religiosus, qu’on croyait en voie d’extinction, tente une furieuse remontée. Homo scientificus n’y comprend plus rien. Que l’on puisse, par exemple, ne pas craindre de mourir, lui échappe tout à fait, lui qui espère encore  » vaincre le vieillissement et la mort  » par quelque médication.

    Il est temps que la science, et avec elle toute la modernité, sorte de l’adolescence, devienne adulte. Qu’elle s’incline devant ce qui la dépasse – découvrant qu’il est une façon de s’incliner qui vous grandit, celle dont Einstein disait :  » Plus je découvre, plus c’est beau, plus je m’incline, plus je découvre, plus c’est beau…  » Double hélice d’ADN, trous noirs, synapses, quarks : savants, que de merveilles vous nous faites découvrir, devant lesquelles nous ne pouvons que nous incliner ! Mais la merveille n’est-elle pas décuplée si, par les chemins de la science, nous retrouvons – au-delà d’elle – le Sens qui a déjà nourri toutes les autres civilisations humaines ?

    Depuis les années 30, beaucoup de chercheurs ont mentionné de grandes convergences spiritualo-scientifiques, notamment entre la nouvelle physique théorique et les grandes philosophies d’Extrême-Orient – Schrödinger parlait des Védas dans les années 40, Fritjof Capra du Tao dans les années 80. Les divergences ne sont d’ailleurs pas moins intéressantes. Voyez ce que dit Kerson Huang du partage des rôles entre sciences et Yi Jing :  » Le rôle des premières finit où commence celui du second.  » Et prenez la fameuse lamentation des scientifiques musulmans qui, tel le prix Nobel de physique pakistanais Abdus Salam au colloque de Venise en 1985, s’interrogent :  » Comment se fait-il que la modernité ne soit pas venue du monde islamique, alors que le grand Averroès en avait posé tous les fondements, un demi-millénaire avant Descartes ? «

    On pourrait lui répondre que les plus grandes idées ne se matérialisent qu’à leur heure, en fonction d’un contexte plus global. On pourrait surtout lui souffler la réponse d’Henri Corbin : c’est parce qu’aujourd’hui règne sur le monde la pensée  » objectivante  » de Occidcnt moderne, avec son  » Yalta métaphysique  » (aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre, entre les deux un rideau de fer), que les savants musulmans remarquent rétrospectivement la modernité d’Averroès, et sa ressemblance avec Descartes ou Spinoza.

    La civilisation islamique n’en est pas moins fondamentalement différente de l’Occident ; elle a développé une logique radicalement autre : celle dont l’aboutissement le plus beau pourrait s’appeler l’Imaginal, ou science des univers intérieurs. Questions : et si nous arrivions à la fin du  » Yalta métaphysique «  ? Et si les deux empires, le scientifique et le religieux, ne pouvaient tenir close plus longtemps la frontière qui les sépare depuis cinq cents ans, parce que les fondements respectifs de la matière et de la conscience se rejoignaient soudain, dans notre compréhension, quelque part dans l’hors temps ? L’Imaginal et le Scientifique pourraient-ils se rejoindre ? Mais s’agirait-il toujours de science ? Est-ce aller trop vite en besogne ? Ne risquerait-on pas de basculer dans la pire des confusions, dans une régression médiévale ? Quelles sont les dernières nouvelles du  » rideau de fer «  ?

    Pour parler plus avant de tout cela, nous avons interrogé un jeune chercheur français qui, pour être clairement lancé dans une quête spirituelle, n’en demeure pas moins fidèle à une stricte rigueur scientifique. A l’Occidentale.

     » Voilà que la science nous ramène au sens « 

    Mathématicien, épistémologue, éditeur d’ouvrages scientifiques, organisateur de multiples colloques sur la  » nouvelle science  » (4), Jean Staune, qui prépare actuellement un doctorat de paléontologie, est un jeune homme très enthousiaste. Pour lui, travailler sur la popularisation des grandes découvertes scientifiques est un sacerdoce. Il n’a pas son pareil pour vous convaincre que le fameux  » changement de paradigme  » dont tout le monde parle, peut radicalement nous changer la vie… à condition de demeurer très scientifique, c’est-à-dire très rigoureux.  » Rien ne sert, dit-il, de s’agiter ni de parler de spiritualité à propos de n’importe quelle découverte. Si vous ne changez pas l’ADN de la société, entendez son programme central, celui qui sera enseigné aux enfants, alors vous n’avez rien fait.  » Pour changer le  » programme central  » de la société, il faut se lever de bonne heure. Jean Staune est un homme qui a décidé de se lever à cette heure-là.

    Nouvelles Clés :

    Avec la Mécanique quantique (et dans une certaine mesure avec l’hypothèse du Big Bang) la science de l’inerte a vécu, en ce XXe siècle, une mutation fondamentale. Tous les grands physiciens l’admettent : aujourd’hui, ils n ont plus de problème pour accepter l’idée d’un Esprit, qu’il soit immanent ou transcendant. La science du vivant va-t-elle enfin connaître une mutation comparable ?

    Jean Staune : Pour résumer hardiment, il est vrai que la  » dématérialisation  » des fondements mêmes de la matière, provoquée par la Mécanique quantique, est mortelle pour la vision réductionniste. Quant à la théorie du Big bang, je lui adjoindrais volontiers le  » principe d’anthropie  » des astrophysiciens Dyson et Trinh Xuan Thuan, selon lequel, d’une manière ou d’une autre, nous (où plus largement, des êtres pourvus de conscience) avons forcément été  » prévus  » dès le début du cosmos.

    Alors quid des sciences du vivant ?

    J’y vois deux grandes révolutions en œuvre en ce moment même, qui vont prolonger le séisme quantique jusque dans notre chair. Il s’agit : 1- de la remise en cause radicale du darwinisme comme théorie de l’évolution du vivant ; 2- de l’infirmation expérimentale de l’Homme neuronal, c’est-à-dire de l’idée que notre conscience est réductible aux états de notre cerveau.

    Commençons par l’évolutionnisme. Les darwiniens se divisent actuellement en deux camps : d’un côté, vous avez les purs et durs comme Dawkins ou Mayr qui s’accrochent à l’axiome darwinien de base, le gradualisme, selon lequel la vie serait un gigantesque fleuve continu, les espèces vivantes se transformant les unes dans les autres au gré de milliards de micromutations, purement accidentelles mais procurant à leurs  » titulaires  » un léger avantage dans la sélection naturelle. Ces puristes développent des modèles très cohérents sur le plan logique – qu’ils se régalent à appliquer à un monde  » à 100 % gouverné par les gènes «  -, mais sans aucun rapport avec la réalité. En face, vous avez les réformistes comme Gould, qui se rendent bien compte que le gradualisme ne tient pas la route et que, comme le disait Thomas Huxley, pourtant grand ami de Darwin :  » Natura saltum facit  » – la nature fait des sauts. Autrement dit, l’évolution s’est faite de manière discontinue. Ces réformistes sont beaucoup plus en accord avec ce qu’on trouve sur le terrain, par contre leurs modèles présentent de grosses faiblesses de cohérence interne.

    Évidemment, on voit bien pourquoi les purs et durs s’accrochent au gradualisme. Dire que l’évolution s’est faite par bonds, cela revient à supposer qu’il y ait eu non pas des milliards de microchangements aléatoires, mais des macromutations, c’est-à-dire une coordination de plusieurs mutations simultanées, ce qui ne saurait être le fruit du hasard, mais ne peut relever que d’un  » plan « , donc d’une intention. Or ces matérialistes strictement athées ne sauraient bien sûr accepter l’idée que la nature puisse avoir des intentions ! Pourtant, toutes les dernières découvertes vont dans ce sens, et cela va nous obliger à revoir bien des schémas que l’idéologie darwinienne nous a mis dans la tête.

    Un jour, une guenon a accouché d’un petit bipède

    Prenez cette fresque bien connue, souvent utilisée en publicité, où l’on voit un singe à quatre pattes lentement se redresser, pour peu à peu devenir un homme. Eh bien cette séquence est vraisemblablement fausse. Tout tend à prouver que le redressement du bassin s’est fait d’un coup. Les calculs les plus récents montrent en effet qu’il n’y a pas de maillon intermédiaire possible : du point de vue de votre bassin, soit vous êtes un quadrupède, soit vous êtes un bipède. Un bassin  » à 45° » n’est mécaniquement pas viable. Or le redressement du bassin suppose un véritable bouleversement de l’organisme, à des niveaux concernant des gènes très différents – le prix Nobel de neurologie Eccles explique en particulier qu’il faut un remaniement de toute une partie du cerveau, responsable de l’équilibre : un demi-bipède, qui continuerait à se promener avec un cerveau de quadrupède serait totalement handicapé et, d’après les théories mêmes de la sélection naturelle, rapidement éliminé.

    Vous voulez dire que l’australopithèque, notre premier ancêtre bipède, a pu apparaître tout d’un coup ? Mais oui. En une seule génération ! Un jour, une femelle primate a sans doute donné naissance à un australopithèque.

    C’est difficile à admettre.

    Bien sûr. Pourtant, quand on étudie la nature attentivement, tout se passe vraiment comme si toute l’évolution s’était effectuée de cette façon-là. Par sauts brusques, engendrant de nouveaux  » types  » d’êtres vivants – ce qui était l’intuition de tous les grands savants de l’évolution avant Darwin : Cuvier, Linné, etc.

    Aucun homme n’est  » un peu moins humain  » que les autres

    Vous avez le  » type papillon « , le  » type poisson « , le  » type chien « … Si vous vous retrouvez face à un chien très étrange, d’une race inconnue pour vous, au fin fond des montagnes de Chine, vous savez tout de suite qu’il s’agit d’un chien, c’est-à-dire qu’il appartient au  » type chien « . Inutile de préciser que la démonstration s’applique à l’homme : il n’existe pas, comme pourrait le laisser supposer le gradualisme darwinien, des hommes  » un peu moins humains  » que les autres. Ou vous êtes humain ou vous ne l’êtes pas, c’est net et carré. Attention : le fait que le darwinisme a toujours été lourd d’un racisme potentiel ne doit pas nous influencer – soit il a raison, soit il a tort, ce sont les faits qui doivent trancher.

    Pourquoi avons-nous du mal à concevoir ces  » macromutations «  ? Mais parce qu’elles sont rarissimes ! Elles ne se produisent sans doute que tous les cent ou deux cent mille ans, et nous sommes selon toute vraisemblance le résultat de la dernière en date ! Par définition, nous n’avons donc jamais pu assister à l’une d’elles. Cela signifie que les phénomènes qui se déroulent actuellement dans la nature ne sont en aucun cas des phénomènes propres à engendrer une macromutation, mais plutôt des manières de gérer la variabilité à l’intérieur d’un type. On pourrait les étudier durant mille ans, qu’on n’en saurait sans doute pas davantage sur le mécanisme des macromutations.

    On sait pourtant provoquer des mutations en laboratoire. Oui, voilà des décennies qu’on fait muter des millions de mouches drosophiles, par exemple, mais elles sont toujours restées des mouches drosophiles. On est resté à l’intérieur d’un type.

    La découverte scientifique cruciale à l’appui de l’idée de grands types vivants, séparés les uns des autres par des fossés franchissables uniquement par macromutations, nous vient d’une discipline toute neuve : la comparaison biomoléculaire. Nous savons aujourd’hui mesurer la  » distance génétique  » qui sépare les espèces, en comparant certaines protéines, par exemple l’hémoglobine alpha ou le cytochrome C, présentes chez tous les êtres vivants avec de légères variations. Or que découvre-t-on en mesurant ces dernières ? Contrairement à l’image de l’arbre évolutionniste de Darwin, on tombe sur des séquences discontinues avec un fait extraordinaire : tous les membres d’une séquence sont  » moléculairement équidistants  » des membres des autres séquences. Traduction très schématique : aucun reptile n’est plus proche des poissons qu’un autre reptile, aucun batracien n’est plus proche des reptiles qu’un autre batracien etc. Cela signifie, entre autres, que les  » horloges moléculaires  » des différentes espèces sont restées en quelque sorte branchées les unes sur les autres depuis des centaines de millions d’années, ce qui suppose une incroyable coordination générale.

    L’un des chercheurs les plus en pointe dans ce domaine, Michael Denton, qui dirige un centre de biologie moléculaire en Australie, rappelle dans son livre magnifique L’évolution, une théorie en crise (5), que nous ne sommes capables de reconnaître un niveau de complexité dans la nature que dans la mesure où notre propre technologie a atteint un niveau comparable. Un homme de l’Antiquité qui trouverait un ordinateur sur sa route n’y verrait aucune technologie. C’est très récemment, qu’ayant découvert l’ADN et les manipulations génétiques, nous nous rendons compte de la complexité  » technologique  » mise en jeu dans le vivant. Le problème, si l’on use de la métaphore  » technologique « , c’est qu’il faut supposer un ingénieur derrière. L’ensemble des mécanismes nécessaires à des macromutations présuppose l’idée de  » plan « .

    Nous sommes, grosso modo, construits avec les mêmes matériaux de base que nos lointains ancêtres bactériens (ADN, ARN, acides aminés…), pourtant nous sommes très différents. Imaginez une usine fabriquant des R5 et qui, tout d’un coup, se mettrait à fabriquer des R21, avec les mêmes ouvriers et les mêmes matériaux, qu’est-ce qui aurait changé ? Les plans. Où sont les  » plans  » qui coordonnent les macromutations et dirigent ainsi l’évolution du vivant ? Depuis quel niveau de réalité agissent-ils ? Pourquoi se déclenchent-ils ? Voilà les questions auxquelles on aboutit aujourd’hui.

    Selon vous, ces plans  » seraient intentionnels et mèneraient quelque part, n’est-ce pas ? Absolument. Je vous signale de ce point de vue une recherche absolument passionnante, menée par une jeune paléontologue française, Anne Dambrincourt. En étudiant systématiquement les os crâniens de tous les mammifères disponibles depuis soixante cinq millions d’années, elle est parvenue à démontrer qu’il y avait une  » montée vers le plus complexe « . Ce que viennent d’ailleurs confirmer des approches comme celles du mathématicien et biologiste Schützenberger : au fil de l’évolution, les protéines des nouvelles espèces sont de plus en plus complexes.

    L’homme de Néandertal était-il une  » fluctuation chaotique «  ?

    Vous savez que, d’après les darwiniens, l’évolution n’a pas de but ni la nature d’intention. Pour eux, le vivant n’est pas vectorisé. Une Lynn Margulis, un Stephen J. Gould estiment que l’homme n’est finalement pas  » plus évolué  » que la bactérie qui ressemble aux mitochondries de nos cellules. Comment alors expliquer que, systématiquement, les grandes familles vivantes aient été remplacées par plus complexes qu’elles ? Pourquoi, à la disparition des grands reptiles, a-t-on vu les mammifères s’imposer, et pas les grenouilles – d’un strict point de vue de survie génétique, rien n’interdisait à la nature d’inventer  » par hasard  » des super grenouilles… sauf que cela ne s’est jamais produit. L’évolution a un sens. Ce que Teilhard de Chardin appelait la  » tension vers oméga « .

    Cette tension, cette flèche, comporte toute sorte de déviations et de chemins de traverse. En appliquant les théories du chaos, Anne Dambrincourt aboutit à l’idée qu’à l’intérieur de chaque grande séquence du vivant, il y a fluctuation chaotique : l’évolution peut éventuellement partir dans tous les sens. Mais il y aurait toujours un  » attracteur étrange  » pour finalement ramener le flux vivant vers une certaine destination.

    L’exemple le plus frappant est celui de l’homme de Néandertal. D’après ses travaux, et contrairement à ce que pensent beaucoup de chercheurs, I’homme de Néandertal n’aurait pas été un Homo Sapiens. Il en avait pourtant la plupart des caractéristiques (et même un cerveau plus gros que le nôtre), mais c’était, d’après elle une fluctuation chaotique du « plan » précédent, celui de l’Homme archaïque (qui commence avec Homo Habilis), une sorte d’essai raté à la recherche de l’homme.

    Un raté qui a tout de même survécu des centaines de milliers d’années, se fabriquait des outils, maîtrisait le feu, enterrait ses morts… Absolument. Mais il est probable qu’il ne parlait pratiquement pas. Ses méninges, et donc l’irrigation sanguine de son cortex étaient trop faibles. Il n’y a pas, selon cette approche, de transition graduelle entre les hommes archaïques et l’homme actuel. Comme je l’ai déjà dit, ou on est Sapiens ou on ne l’est pas. Les premiers Sapiens d’il y a 100.000 ans sont déjà aussi Sapiens que nous, ils ressortent du même plan d’organisation. La notion de Sapiens archaïque n’a pas de bases biologiques selon Anne Dambricourt.

    Vous défendez donc une thèse qu’on pourrait dire « néo-créationniste » : les espèces vivantes n’auraient pu s’engendrer les unes les autres, sans un coups de pouce régulier (tous les cent ou deux cent mille ans) venu de l’extérieur de notre espace-temps. Et ce coup de pouce est dirigé dans une direction précise.

    Attention, il n’est pas question de dire que l’idée de création est aujourd’hui scientifiquement prouvée. Mais désormais, plus rien n’interdit à quiconque d’inférer logiquement l’idée de création de la recherche scientifique. Le gros problème que nous rencontrons, que ce soit en matière d’évolution, de mécanique quantique ou de Big Bang, c’est que, chaque fois, nous aboutissons à l’idée qu’il existe, derrière le monde, un autre ordre de réalité (qu’on l’appelle  » ordre impliqué  » comme David Bohm,  » réel voilé  » comme Bernard d’Espagnat, ou  » monde des idées pures  » comme Platon), un ordre qui échappe à l’espace-temps où nous vivons, mais qui est néanmoins en interaction permanente avec ce dernier. Or il très difficile, mathématiquement, de concevoir une relation (une  » bijection « ) entre un monde avec temps et un monde sans temps. Cette bijection s’appelle peut-être l’homme !

    Nous retrouvons ce problème dans le second grand domaine de recherche, où les sciences du vivant connaissent actuellement une révolution : le cerveau.

    La conscience est en avance de 0,5 seconde sur le monde

    Toute une école de pensée, autour du célèbre Marvin Minsky du M.I.T. de Boston, et de ses élèves Hans Moravec et Ruiz de Gopégui, soutient aujourd’hui la thèse réductionniste maximale : l’homme ne serait en fait qu’un chaînon manquant entre l’animal et la machine. Dans son livre Une vie après la vie (6), Moravec annonce que, d’ici peu, on fabriquera des cerveaux artificiels qui penseront comme l’homme, et même mieux : comparés à eux, nous serons si nuls, qu’il faudra nous greffer des organes artificiels pour que nous puissions soutenir un dialogue. De Gopégui, de son côté, prédit que nos descendants seront, au mieux, « les garçons de course des robots du futur ».

    Tous ces gens, très sérieux, édités dans les meilleures maisons d’édition, ne rient pas. Je les crois dangereux. Leurs raisonnements les conduisent, parfois explicitement, à proclamer que la liberté humaine est un leurre et que, demain, toutes les libertés civiles une fois éliminées, nous n’aurons qu’une alternative : être bien ou mal programmé.

    Il y a une façon scientifique de prouver qu’ils ont tort : démontrer que, contrairement à ce que prétend aujourd’hui la thèse académique officielle, la conscience humaine n’est pas réductible à des états neuronaux. Or cette démonstration est en cours. Elle est même déjà faite, et c’est quelque chose de fabuleux !

    La première expérience a été montée par le neurologue Jean-François Lambert, à la fac des sciences de Jussieu. Il a réussi à prendre les électroencéphalogrammes de lamas tibétains en train de méditer.

    Pendant la méditation, on envoie des flashs lumineux dans les yeux des lamas – ce qui, en principe, se solde par un tracé particulier dans le cerveau, dit  » potentiel évoqué réflexe  » (p.e.r.). Là, non : la concentration des méditants est telle qu’ils effacent le p.e.r. de leurs tracés. D’après la loi française (loi Caillavet), cela signifie qu’ils sont en état de mort clinique…

    Mais cela ne prouve pas que l’instance qui bloque le processus n’appartient pas elle-même aux circuits neuronaux. Cette expérience ruine le réductionnisme le plus dur, mais vous avez raison. Viennent alors deux autres séries d’expériences, respectivement montées par les neurologues Kornhüber et Libet qui, elles, font vraiment avancer l’idée que nous avons de la conscience. Leurs protocoles expérimentaux sont terriblement rigoureux (celui de Libet, qui est officiellement un  » nobélisable « , fait 90 pages).

    Essayons de résumer :

    Kornhüber demande à des volontaires d’appuyer sur un bouton quand bon leur semble. On observe leurs tracés. Tout se passe d’abord comme si le système nerveux  » décidait  » une fraction de seconde avant le sujet, ce qui tendrait à prouver que ce dernier n’a en fait aucune autonomie par rapport à ses neurones. Et puis, tout d’un coup, on trouve des tracés tronqués (des  » potentiels de préparation avortés « ), correspondant à des moments où le sujet a failli agir mais a soudain décidé de ne pas le faire. On peut en tirer la conclusion suivante : la conscience est aux états neuronaux ce que l’arbitre est aux footballeurs : la plupart du temps, elle laisse faire (la majorité de nos activités neuronales sont d’ailleurs inconscientes), mais de temps en temps, quand elle le juge utile, la conscience intervient. Les réductionnistes ne voient que le ballon et les joueurs, la présence de l’arbitre leur échappe – elle est pourtant cruciale.

    La description des expériences du Pr Libet, de l’Université de Californie, demanderait plusieurs pages. On compare les temps que met un sujet à réagir quand on lui pique le doigt et quand on lui pique la zone du cerveau correspondant à ce doigt.

    L’expérience est difficile à renouveler, il faut qu’un opéré du cerveau accepte de jouer les cobayes (ici Jean Staune se lance dans une série de croquis que nous ne pouvons malheureusement pas reproduire, mais qu’il se fera certainement un plaisir de fournir à qui le lui demandera. NDLR). Il en ressort une conclusion étonnante : tout se passe comme si la conscience était capable d’anté-dater ce qui arrive à notre corps. Si Libet a raison, les mots que vous lisez en ce moment même arrivent en fait à votre cerveau une demi-seconde plus tard que vous ne vous l’imaginez. Notre conscience se serait arrangée (dans un but de stricte survie) pour que nous ayons tout le temps une petite avance sur les événements. Si la conscience peut avoir, ne serait-ce qu’une demi-seconde d’avance sur les processus neuronaux, cela ruine toutes les théories des Marvin Minsky et autres Jean-Pierre Changeux : la conscience devient en effet une entité pouvant acquérir une certaine indépendance par rapport aux lois de l’espace-temps et de l’énergétique.

    Comment une entité non énergétique pourrait-elle agir sur la matière et nous faire bouger ?

    Là, nous serions bien ennuyés si la Mécanique quantique n’avait pas déjà été inventée. En effet, pour rester strictement scientifique, il faut respecter le principe de conservation d’énergie de Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée. Mais Sir Eccles, le prix Nobel de neurologie, nous souffle la réponse dans son livre-testament (7) Vous savez que les informations circulent dans notre système nerveux en franchissant des milliards de synapses, où des millions de milliards de vésicules biochimiques s’ouvrent et se ferment sans arrêt, suivant certaines lois de probabilité. On a calculé que l’énergie nécessaire pour manipuler l’une de ses vésicules était de 10-18g (soit 0,000… dix-huit zéro en tout… 001 gramme), ce qui est une quantité d’énergie si petite qu’elle entre dans l’ordre du principe d’incertitude d’Heisenberg. Il est donc scientifiquement légitime de postuler, sans violer le principe de Lavoisier, que la conscience, l’esprit, est une force capable de réorganiser le mouvement des vésicules synaptiques et d’influer sur la probabilité de leurs répartitions. L’influence sur l’ensemble des vésicules synaptiques concernées par une action prendrait une demi-seconde environ en moyenne, mais la conscience se serait arrangée pour  » gommer  » ce léger problème… Cette demi-seconde d’avance nous serait évidemment passée inaperçue si la recherche scientifique n’avait pas  » feinté  » la conscience, en piquant directement une zone du cerveau. L’histoire des sciences est jalonnée de tels clins d’œil. En physique, l’ineffable nous est arrivé par les  » fentes de Young  » (à travers lesquelles les particules passent soit sous forme corpusculaire, soit sous forme ondulatoire). En neurologie, on parlera peut-être un jour des  » piqûres de Libet «  ! Chaque fois, le mystère est le même : de quelle nature est cet  » hors-espace-temps  » qui semble nous lorgner, aussi bien du fond de la matière que du fond de notre conscience ? La réponse scientifique à cette question est difficile. Nous en avons souvent parlé avec Bernard d’Espagnat. Comme je lui citais la  » théologie négative  » de St Denis l’Aéréopagite répondant à la question  » Qu’est-ce que Dieu ? : Ça n’est ni ceci, ni ceci, ni cela, ni cela, ni… « , d’Espagnat s’est mis à rire : c’est exactement ainsi qu’il définit le  » réel voilé « , sa façon à lui de nommer la mystérieuse réalité que la Mécanique quantique devine  » derrière le réel  » sans pouvoir la cerner.

    Là, immanquablement nous sortons de la science. Pourtant, c’est sur cette question que se jouera le grand affrontement scientifique du prochain siècle. Vous avez en effet deux tendances, actuellement alliées contre le réductionnisme naïf mais qui se retrouveront face-à-face sitôt celui-ci éliminé. Après l’affrontement  » matérialisme contre spiritualité  » du XXè siècle, nous aurons, je vous le parie, l’affrontement  » auto-organisation contre incomplétude « .

    Explication SVP !

    Ce sont deux niveaux du Nouveau Paradigme. Le premier, l’auto-organisation, est défendu aujourd’hui par des gens remarquables, comme Prigogine, Laszlo, Goodwin, Varéla, etc. Partant de la théorie du chaos, des structures dissipatives, de l’observation des systèmes vivants, notamment biosphériques, aussi bien que de la  » vie artificielle  » purement informatique, ils étudient, émerveillés, le fait que, dans certaines conditions, le réel s’auto-organise spontanément. Certains d’entre eux en tirent des conséquences philosophiques  » immanentistes «  :  » Ça s’organise spontanément !  » est leur cri de ralliement. Pour eux, le Sens Ultime est dans le monde et rien n’existe en dehors du monde.

    Le second niveau, celui de l’Incomplétude, serait représenté par des gens comme d’Espagnat, Trinh Xuan Thuan, David Bohm (8), Michael Denton. Ils ne nient pas l’auto-organisation, mais pour eux, celle-ci est forcément incomplète. Leur slogan serait cette phrase de Wittgenstein :  » Le Sens du Monde est aux marches du monde « , ou encore le théorème du mathématicien Gödel :  » Tout ensemble fini d’axiomes contient une proposition indécidable « , théorème magnifiquement illustré par de nombreux dessins d’Escher. Il y a toujours un trou au centre du monde, par où ce monde prend sens. Un trou au centre de la roue, qui fait qu’elle tourne. Que vous preniez la physique, l’astrophysique, la biologie, la neurologie ou la théorie de l’évolution, vous aboutissez chaque fois à un autre niveau de réalité, dont on ne peut rien dire, sauf qu’il existe.

    Vous l’avez compris, je me situe dans cette seconde école, qui dit à la première :  » Vous ne voyez que la moitié du réel et votre erreur part en quelque sorte d’une mauvaise interprétation de la tradition.  » Le Bouddha, par exemple, disait :  » Il y a un étant, un créé, un formé…(on pourrait ajouter  » un auto-organisé « ), mais cela n’existerait pas s’il n’y avait pas un non-étant, un non-créé, un non-formé… (et nous ajouterions  » un non-auto-organisé) !  » Les taoïstes, eux, diraient que l’auto-organisation est un attribut du Tao avec nom, qui est  » mère de toute chose « , alors que l’incomplétude appartient au Tao sans nom, qui est  » père de toute chose « . Toutes les grandes traditions spirituelles ont toujours distingué ces deux niveaux : le monde où nous vivons, qui est en perpétuel devenir, et l’Absolu -quelque soit le nom que vous lui donniez.

    En quoi le fait que la science nous ramène à ce grand dualisme vous plaît-il ?

    Ce qui m’importe c’est que la nouvelle science rejoigne enfin ainsi l’une des intuitions majeures de l’humanité. Cette rencontre me semble l’évènement le plus important de cette fin de millénaire. Nous avons tant besoin de retrouver du sens ! La science ne donne pas le sens mais elle conduit vers ! Elle nous montre la faisabilité du concept ! S’il n’existe pas de sens, il n’existe pas de  » je « , et donc pas de responsabilité, pas d’éthique, pas de libertés publiques. La clé de toute civilisation est la quête du sens.

    Interview par Patrice van Eersel Copyright Nouvelles

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    Entretien avec Jean-Marie Pelt 

     

     

     

    1) introduction 

     

    « Le monde s’est-il créé tout seul ? » "Telle est la question faussement naïve que s’en est allé poser l’écrivain et journaliste Patrice Van Eersel, directeur de collection chez Albin Michel et accessoirement membre illustre de l’Institut de recherche sur les expériences extraordinaires (INREES), aux « plus grands scientifiques de notre temps ». « Comment l’univers a-t-il commencé ? A-t-il existé de toute éternité ? Ou a-t-il démarré à un certain instant T ? (…) Qu’y avait-il avant cet instant T (…) Quelle est la place du hasard dans l’évolution du réel ? Qu’en est-il de la liberté humaine ? Sommes-nous étrangers au monde ? Sommes-nous au contraire les enfants que le cosmos attendait ? » Telles sont quelques-unes des questions qui émaillent ces entretiens parfois un peu décousus, mais toujours passionnants, symptomatiques des principaux courants de pensée qui agitent actuellement la communauté scientifique et parascientifique. Petite revue « au fil de l’eau » de l’ouvrage…"

     

    En lisant cet article dans www.agoravox.fr, j'ai eu envie de rédiger des articles (un par interwiew) dans mon blog, pour méditer et partager ce qu'ont exprimé ces hommes plein de sagesse, de culture et de science, qui se sont exprimés dans le livre"Le monde s’est-il créé tout seul ?sous forme d'entretiens avec l’écrivain et journaliste Patrick Van Eersell

     

     

    Liens: cles.com/entretiens/article/le-monde-s-est-il-cree-tout-seul

    Jean marie pelt

    chaouqi.net -science et conscience

    wikipedia.org _Henri Atlan 

    cirs.net _henri Atlan - chercheur 

    wikipedia.org -Patrice_Van_Eersel 

    cles.com -patrice-van-eersel grand reporter

     

     

    Patrice van Eersel

    "Grand reporter, sa curiosité inlassable le pousse sans cesse aux frontières de la connaissance. Écrivain, citons entres-autres Réapprivoiser la mort(éd. Albin Michel), qui poursuit l’enquête menée parLa Source noire (éd. Grasset), Tisseur de Paix (éd. du Relié) et J’ai mal à mes ancêtres, avec Catherine Maillard (éd. Clés / Albin Michel)".

     

     

    2) Jean Marie Pelt.

    Jean Marie Pelt: d’abord professeur de biologie végétale et de cryptogamie à la Faculté de pharmacie de Nancy jusqu’en 1972, il fonde en 1971 à Metz l’Institut européen d'écologie, et enseigne la botanique et la physiologie végétale à la Faculté des sciences de l’Université de Metz. (fatrasenbleu.blog50.com -les leçons passionnées de jean-marie pelt)

     

    C'est l'un des plus aimés des botanistes français, auteur de nombreux livres et films sur les plantes. On lui doit la série télévisée "La Prodigieuse aventure des plantes". 

    Dans un de ses interviews (dans terre sacrée) il est amené à dire: "Le problème, c'est le rapport complètement inadéquat avec la nature : au lieu de la jardiner avec amour, nous l'exploitons. Ce n'est pas de l'avoir labourée un jour, c'est de l'avoir brutalisée. Les premiers jardins ont été faits par des femmes, de manière toute féminine... 

    Ensuite on a pris des socs, puis des tracteurs, puis 
    d'énormes bulldozers et maintenant on casse tout. On a 
    droit aux technologies, on n'a pas le droit d'en faire un 
    mauvais usage - je suis convaincu que les dérèglements 
    écologiques viennent d'un profond désintérêt pour la terre. 
    Le fait de ne pas l'aimer, tout part de là".

     

    Jean-Marie Pelt est un homme multidimensionnel, tout à la fois scientifique rigoureux, connaissant bien le monde des laboratoires, écologiste de la première heure, citoyen responsable (il est adjoint à la mairie de Metz), poète contemplatif devant la beauté du monde, chrétien profondément oecuménique et Européen convaincu. Ce lecteur de la Bible, aussi très sévère avec les intégristes en appelle au retour de l'intuition créatrice dans les labos et de l'humilité mystique dans les religions.. 

    J'ai été séduit par cette symbiose entre le sacré, la science et l'amour de la nature, c'est pourquoi j'écris ce premier article en donnant ma lecture de l'interview de Jean-marie Pelt.

     

     

    3) L'entretien avec Jean-Marie Peltcles.com/entretiens/article/le-monde-s-est-il-cree-tout-seul

    Dans "ma lecture" du livre "Le monde s'est-il créé tout seul?", je résume la question puis j'exprime ce que j'ai retenu de la réponse, en ajoutant éventuellement mes commentaires.

    "Distinguons bien science et spiritualité. Le scientifique en moi exige des preuves rationnelles. Le mystique pense qu'un atome qui en attire un autre, c'est déjà de l'amour!(Jean-Marie Pelt)

     

    a) PVE: "Le monde s'est-il créé tout seul? ..."

     

        JMP: "Je dirais que c'est là une question à laquelle la science a du mal à répondre, parce qu'elle relève, en partie au moins, de la philosophie. C'est la fameuse question de la "cause première" qui a tant agité les philosophes. C'est aussi une question qui frôle la métaphysique. Quand on évoque la cause première, on évoque aussi "les fins dernières". Donc, on est dans un domaine où la science n'est plus toute seule à apporter des réponses..."

     

    A voir à ce sujet mon article dans  mon blog: au commencement du temps 4-1) 

    Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, les lois de la physique, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est. 

    Avis d'Etienne Kleinancien élève de l'École Centrale, titulaire d’un doctorat en philosophie des sciences, directeur de recherches au CEA, dirige actuellement le Laboratoire de Recherches sur les Sciences de la Matière, installé à Saclay:

    "on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 

         a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

         b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

    C'est donc, comme pour la "question de Dieu", (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel". 

     

    Nous y trouvons au chapitre 2) Le graal de la physique?

     

    Le domaine de la connaissance qui touche à cet instant zéro est presque totalement inconnu. Les ténèbres les plus épaisses, les incertitudes les plus grandes y règnent sans partage. Au fond, un ne sait rien en dire, ce qui explique la prudence d'Etienne KleinStephen Hawking peut lancer ce rappel à la réalité: "demander ce qui s'est passé avant le Big Bang revient à chercher un point qui se trouverait à un km au nord du pôle Nord!". Un des blus brillants physiciens de notre époque, Alan Guth, qui a mis au point la célèbre théorie de l'inflation cosmique, répète lui aussi, sur un ton vaguement résigné: "L'instant de la création reste dans les ténèbres". Ces ténèbres, insensibles à la lumière venue du dehors, commencent là où s'arrête brutalement notre réalité physique: sur le mur de Planck, là où nos puissantes théories (la relativité, la mécanique quantique), s'effondrent l'une après l'autre. .

    Mais, mesurant l'abîme à franchir, Isabelle Stenger, philosophe des sciences et professeur à l'Université libre de Bruxelles fait remarquer qu'il s'agit peut-être là du "graal de la physique(?)". Auteur avec Ilya Prigogine de plusieurs ouvrages consacrés, entre autres, à la grande question du temps, elle ira, disent les frères Bogdanov, jusqu'à écrire dans un article publié en 2004 dans les annales de l'institut de philosophie de l'université de Bruxelles: "Les frères Bogdanov étaient bel et bien convaincus après tant d'autres qu'ils voyaient se dessiner le graal physico-mathématique dont la quête définit la gravitation quantique."

     

     

    "C'est cette conviction (ou cette illusion?) de frôler quelque chose de brûlant n comme un secret ultime, qui me pousse moi aussi à aller de l'avant au-delà du mur de Planck. Il est vrai que la dimension très mathématique de cette quête jalonnée d'équations et de calculs explique sans doute aussi l'attitude de la majorité des physiciens, pour qui, en l'absence de repères matériels, il est vain, absurde même de s'interroger sur ce qui a pu se passer avant le Big Bang?"

     

     


     

    b) PVE: "Dans "Après nous le déluge"?que vous avez cosigné avec Gilles-Eric Séralini, vous commencez par un exposé enthousiaste sur le miracle, mathématiquement hallucinant, de la vie sur la Terre. Vous rappelez que la probabilité pour qu'une vie biologique émerge quelque part dans l'Univers était infiniment petite et qu'il a fallu un extraordinaire concours de circonstances pour que nous habitions, par exemple, détail rarement cité, une planète penchée sur le plan de l'écliptique, qu'une lune bien placée et de taille ad hoc stabilise dans cette inclinaison  -sans quoi, la planète serait soumise à des sauts et tremblements rendant une vie complexe impossible. Seriez-vous partisan du principe anthropique?


        JMP: "Il y a deux versions à ce principe. Le principe anthropique faible, c'est l'idée que les lois de la physique sont agencées de telle sorte que nous étions productibles, que nous pouvions être là. Je suppose qu'une large majorité de scientifiques le pensent.Mais c'est une tautologie, puisque si ces dites lois de la physique avaient été différentes, nous ne serions évidemment pas là pour en parler" 
    Le principe anthropique fort, lui, introduit la notion d'une volonté au départ, qui entrevoit, à la fin d'un long processus, l'existence de l'homme.Là, je suis un peu gêné par le fait que l'on laisse entrer dans la science l'idée de finalité, c'est à dire que l'on prétende pouvoir scientifiquement donner un sens à l'Univers. Je ne dis pas que l'Univers n'a pas de sens, mais cette idée, je la ressens plus dans la métaphysique que dans la science. Donc, non, je ne dirais pas que je suis un adepte du principe anthropique fort...

    Maintenant, si j'introduis l'idée d'une volonté créatrice, je parle alors de mes convictions spirituelles... Je suis probablement le seul scientifique croyant chrétien de cet ouvrage. Je mesure à quel point c'est une position difficile dans la science, surtout en France. La science a toujours été très tentée par le scientisme et par un rationalisme exacerbé, où l'on considère qu'être croyant, c'est automatiquement être obscurantiste. Cela me choque d'autant plus que, adhérant par exemple à l'Êvangile de Jean, je me sens un homme de lumière. Chez saint Jean, il y a une foi profonde dans le Christ ressuscité, qui est la Lumière face aux ténèbres. Or il s'est produit une retournement tout à fait étonnant du vocabulaire, puisque désormais, c'est celui qui est croyant qui est jugé obscurantiste, donc du côté des ténèbres. (dinosoria.com _jesus_christ,  bible.catholique.org: evangile-selon-saint-jean/3264-chapitre-1)

     

     

    liensPrincipe anthropique

    lacosmo.com _remarques sur le principe anthropique (christian magnan)

    wikipedia.org/wiki _Principe anthropique      wikipedia.org _Principe anthropique faible

    fr.answers.yahoo.com -le principe anthropique fort

    lebandeau.forumactif.fr _le principe anthropique fort

    atoi2voir.com -le principe anthropique fort (trinh xhuan thuan)

    astrosurf.com/luxorion _principe anthropique

    radio-canada.ca _le principe anthropique

    sceptiques.qc.ca _le principe anthropique (victor stender)

    techno-science.net _le principe anthropique

    futura-sciences.com _jean-pierre-luminet: principe anthropique et exoplanètes

    media4.obspm.fr _anthropique (les exoplanètes)

    entendre.wordpress.com _principe-anthropique-science-et-religion

    asmp.fr _principe anthropique (débat avec d'espagnat...)

    luth2.obspm.fr _brandon carter et le principe anthropique

    editions-bayol.com _princioe anthropique (pour un principe matérialiste fort)

    oncle.dom.pagesperso-orange.fr _le principe anthropique

    jeanzin.fr _un-univers-a-notre-mesure (le principe anthropique a tout pour déplaire)

    cvablog.com _creation et évolution /principe-anthropique

     

     

     

    c) PVE: En temps que croyant chrétien, vous adhérez à ce qu'enseigne la Bible?

    Family Bible, 1859

        JMP: "Oui, mais là, je m'empresse tout de suite de dégoupiller une autre grenade que vous me lancez, quant à la manière dont on lit la Bible. C'est toute la bagarre entre le créationnisme et le darwinisme. Pour moi, la Bible n'est pas un livre scientifique.C'est un livre qui "fait sens"... On se trouve un peu dans la situation de quelqu'un qui lit une fable de La Fontaine. Il sait bien que les animaux ne parlent pas entre eux. Il ne nous viendrait pas à l'idée de prendre cette histoire à la lettre. En revanche, à la fin de la fable, il y a une morale...Dans ma lecture de la Bible, c'est ce sens qui m'intéresse. Je suis donc aux antipodes des créationnistes, qui sont des adultes demeurés en enfance. 

     

     

    Les quatre sens de l'Ecriture: En herméneutique judaïque et chrétienne (école scolastique), la doctrine des quatre sens de l'Écriture désigne les quatre sens selon lesquels on peut interpréter les Écritures :PeshatRemezDrashSod (dans la tradition judaïque)historique, allégoriquetropologique, et anagogique (dans la tradition chrétienne).

     

    Le sens de la Bible1. Lire l'événement  2. L'exégèse historique 3. L'exégèse sociologique 4. L'exégèse psychologique 5. La lecture liturgique 6. Le texte polyvalent ? 7. Les divers sens de l'Ecriture 8. La linguiste actuelle 9. Le Lecteur de l'Ecriture 10. Critères de l'Ecriture 

    kabbale.org: clés de lecture, une quête du sens. Pour les kabbalistes, il existe toujours un sens sous le sens. Chaque interprétation différente d'un texte correspond à un sursaut de conscience vers plus de compréhension, jusqu'à atteindre le Sens, union avec l'esprit même de celui qui traça les mots. Dans ce processus de connaissance, la forme peut revêtir une importance cruciale. Il est même possible d'imaginer un ouvrage dont seules les variations de l'épaisseur de l'encre sur les pages fourniraient un message. Ces considérations visent un but commun : relativiser sa perception du réel, multiplier les regards pour espérer mieux voir.

     

    Frontispice du livre de la Genèse : In principio...

    d) PVE: "Une Françoise Dolto aurait été d'accord avec vous, elle qui dans son Evangile au risque de la psychanalyse suggère que le livre de la genèse - l'histoire de la création du monde en sept jours - doit être lue comme s'adressant à des enfants, ou à des adultes enfants".
        JMP: "En tant que lecteur moderne de l'Ecriture, je reçois le livre de la Genèse comme ce qu'il est, c'est à dire comme un texte écrit par des hommes exilés en Mésopotamie, six siècles avant Jésus Christ, et très malheureux de ne pas être à Jérusalem. Dans ce contexte là, ils décident de rédiger un morceau de bravoure en l'honneur de leur dieu,qu'ils hissent tout de suite au sommet pour en faire le chef suprême...ils nous expliquent que leur dieu est le créateur du monde...Et c'est assez réussi puisque leur texte est encore l'un des plus grands best-sellers mondiaux, deux millénaires et demi après! Mais encore une fois, dans ce texte, ce qui m'intéresse, c'est le sens profond. Cela dit, attention, le créationnisme est une tentation...Je pense que fondamentalement, l'ouverture appelle l'ouverture, et que la fermeture appelle la fermeture. J'adhère à ce que me dit l'homme de l'Êvangile, à ses récits, dont je reçois la substantifique moelle, dans l'ouverture de l'autre". 

    le zodiaque de Dendérah


    Personnellement, je pense que pour la Genèse et la Bible  c'est beaucoup plus complexe que cela. Elles sont des Mythes  fondateurs inscrits dans la mémoire de l'Humanité. 

    Je renvoie à ici à mes articles dans la catégorie "la grande hypothèse", et en particulier à la grande hypothèse 11) l'éternité n'appartient qu'à Dieu:

     I) Préambule à l'article:

    La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

    Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité

     Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.

     

    Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde. L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

     

    De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

     

    "C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".    Albert Slosman

    Sommaire de mes messages:

              1)   Le hasard existe t-il?

              2)   Le destin s'écrit-il aussi?

              3)   Le grand cataclysme.

              4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

              5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

              6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

              7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

              8 partie 1)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en ath-kâ-ptah

              8 partie 2)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en Ath-kâ-ptah 

              9 partie 1)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle

              9) compléments L'ère du Bélier, compléments sur la vie de Moïse

              9 partie 2)   Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou)

             10 partie 1)  L'ère des Poissons: Jésus le Christ (la naissance)

             10 partie 2)  L'ère des poissons: Jésus le Christ (la vie et le mort de Jésus)

             11 partie a)  Ce que j'ai vu et compris -

             11 partie b)  Pour notre temps

             11 partie c)  L'éternité n'appartient qu'à Dieu (conte prophétique)

     

    http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/04/les-legendes-des-cites-englouties.html

     

    liens: eden-saga.com/fr -un-dieu-unique: la-grande-hypothese-d-albert-slosman

    tradition-science.com -Slosman-et-velikovsky-les-precurseurs

     

    christiasylf.xooit.org -en savoir plus sur albert slosman http://astrolys.forumperso.com/t454-albert-slosman-qqs-donnees-sur-ces-livres

     

     

    d) PVE: "Et cette coexistence de deux discours ne vous gêne pas en tant que scientifique?"

        JMP: "Mais pas du tout!...Je crois que je suis un vrai scientifique. J'insiste sur ce point parce que nous sommes à une époque de grande confusion, où des tas de gens s'imaginent que qu'on ne peut pas être scientifique et croyant à la fois. Alors ce sont des domaines distincts. La science doit nous permettre de mieux comprendre comment la nature fonctionne...indépendamment de toute croyance. Ma foi, elle, répond aux questions ultimes, aux causes premières et aux fins dernières, sur lesquelles la science n'a pas de discours à tenir... Beaucoup de gens n'y comprennent plus rien. Ils ne savent plus s'il faut croire ce que disent les scientifiques ou ce que disent les curés. Les curés n'ont pas suffisamment fait la révolution copernicienne qui consiste à s'exprimer comme je le fais je parle de la base, de ce qui est enseigné aux aux enfants, pas des élites de la théologie. Quant aux scientifiques, ils pensent qu'en dehors de l'objet de leur science, il n'existe rien, comme si le matérialisme était dans la nature des choses...Personnellement, je me situe entre ces deux pôles. J'appartiens aux deux". 

    e) PVE: "Concernant les créationnistes et les darwiniens, ne trouvez-vous pas que le débat "Dieu contre Darwin", régulièrement relayé par les médias, sent le piège manichéen? Ou vous êtes matérialiste athée, ou vous appartenez au camp des demeurés, pas d'autre choix!

     

         JMP: "C'est ce que j'appelle un débat tronqué. D'abord il y a d'innombrables variétés de créationnistes...jusqu'aux adeptes du fameux mouvement du "Dessein intelligent", dont on a beaucoup parlé. En face, les darwiniens nous posent un problème de pure linguistique. Car, dans la darwinisme, on met à la fois l'idée d'évolution et les processus par lesquels Darwin explique celle-ci...

    1) le fait de l'évolution, auquel il est raisonnable d'adhérer et auquel j'adhère évidemment -même si des questions se posent...

    Mimétisme orchidée

    2) Les mécanismes de l'évolution, ce qui est tout à fait autre chose: comment ça marche? Quand on dit "darwinisme", on vent à la fois l'évolution et et le modèle d'explication.

    Or, sur les mécanismes de l'évolution, je ne suis pas du tout convaincu que cela se passe "seulement" comme le pensent les darwiniens, par des mutations aléatoires triées par sélection naturelle. Je crois que ce n'est qu'une partie de l'explication, une partie essentielle, très pertinente, mais une partie tout de même...Mais à côté de ce mécanisme, il y en a certainement d'autres. Par exemple le mimétisme, qui pourrait correspondre à certaines des hypothèses du britannique Rupert Sheldraque, qu'on devrait creuser. En tant que botaniste, je suis confronté à des phénomènes de mimétisme époustouflants, quand une orchidée se déguise en insecte, prend le parfum de l'insecte, dispose ses poils comme ceux de la femelle de l'insecte, pour attirer l'insecte mâle, qui se trouve irrésistiblement attiré, se pose, s'agite, copule... Supposer que ce leurre soit apparu par le jeu du hasard même savamment baptisé "coévolution" m'interroge". (voir sheldrake.org/homepage- et la résonnance morphique)

     

    En fait, Le débat sur le dessein intelligent fait encore rage comme on peut le voir dans: staune.fr Dessein-intelligent-le-debatl (dont voici quelques extraits).

    Les créationnistes et les partisans du « Dessein intelligent » suscitent depuis quelques années de vives réactions de la part des mouvements rationalistes, qui les accusent de défendre leur foi en se parant des allures de la science.Face à cette polémique, certains scientifiques, tout en s’opposant aux thèses créationnistes, affirment qu’il est légitime pour des hommes de science de se poser des questions métaphysiques...

    Pour sa part, Trinh Xuan Thuan est frappé par l’unité qui caractérise l’univers : « Aristote pensait que le ciel et la terre obéissaient à des lois physiques différentes. Puis Newton a unifié ces lois au XIIe siècle avec la gravitation universelle. Au XXe, Maxwell unifie l’électricité et le magnétisme, qu’on pensait de natures différentes. Au XXe siècle, Einstein a unifié le temps et l’espace ; et l’on pense désormais que les 4 forces fondamentales ne sont en fait qu’une seule et même force à l’origine »...

    Pour Trinh Xuan Thuan, cette position est acceptable (la séparation des deux registres scientifique et religieux), mais « l’être humain forme un tout », ajoute-t-il. Ce n’est pas par hasard que l’humanité a toujours été préoccupée par des questions de nature religieuse ou spirituelle. Manifestement, le « matériel » ne lui suffit pas. »...

    En cosmologie et en astrophysique, la question d’un univers « conçu » par une intelligence supérieure anime un véritable débat scientifique, distinct de la thèse du Dessein intelligent. Mais il y a là encore une confusion, car le terme utilisé est le même en anglais : Design. La réflexion est centrée sur le « principe anthropique », à savoir l’idée que les constantes de l’univers sont précisément réglées pour l’apparition de la vie puis de la conscience. Tautologie ! affirment les athées. Nous sommes là, donc il faut bien que l’univers soit réglé d telle façon que nous existions, ce qui n’implique pas l’intervention d’un principe créateur. Mais il ne s’agit là que de la « version faible » du principe anthropique.

    L’intuition d’un univers organisé

    Dans sa version forte, « il exprime l’idée qu’il y a tout de même un réglage très fin dès le début de la formation de l’univers, explique Trinh Xuan Thuan . L’univers est régi par une quinzaine de constantes ; si l’on change un tant soit peu les choses, les étoiles ne se forment pas, et, puisque nous sommes tous « poussières d’étoiles », la vie ne peut apparaître car elle a besoin de la complexité des éléments lourds formés dans les étoiles. Personne ne discute ce fait. Par exemple, la densité initiale de l’univers est réglée à un facteur 10-60 près. On peut comparer cette précision à celle d’un archer qui atteindrait une cible de 1cm2 située à l’autre bout de l’univers, soit 14 milliards d’année-lumière. Mais la notion de principe anthropique est trompeuse, car elle dit que l’univers tend vers l’homme. Je préfère parler de « principe de complexité ». Pour reprendre les mots du physicien Freeman Dyson, « c’est comme si l’univers savait dès les premières secondes après le Big-Bang que la vie allait apparaître ». Je pense que l’univers tend vers la vie et la conscience, et qu’il a du sens parce que nous sommes là pour l’observer et appréhender sa beauté harmonique. Mais j’insiste sur le fait qu’il s’agit là d’un pari métaphysique, et non d’un strict raisonnement scientifique »

    En anglais on parle de « finetuning », réglage fin, si fin qu’il semble résulter d’une intention.

    liens: http://www.sheldrake.org/homepage.html

    sceptiques.qc.ca -résonnance morphique (sheldrake a clairement délaissé la science en faveur de la théologie et de la philosophie selon ce blog)

    unisson06.org/dossiers/science/sheldrake -champs morphiques dans: chaouqi.net -science et conscience

     

    f) PVE: "Si cela se produisait vraiment par hasard, cette orchidée aurait eu besoin de milliards de fois plus de temps"?

     

        JMP: "Il aurait surtout fallu que l'idée finale soit là, à l'avance, pour que les variations aillent dans le bon sens! Il aurait fallu... que l'orchidée ait un "projet" qui se projette dans un temps lointain, pour qu'elle sélectionne les mutations qui lui permettront d'aller là-bas. Mais alors, ce ne serait plus du hasard. Donc, le modèle darwinien sur les orchidées mimétiques ne marche pas...

    Ensuite, il y a ce qu'a dit le vieux Lamarck, que le jeune Darwin a détrôné. Lamarck pensait que si les girafes ont un long cou, c'est que leurs ancêtres ont beaucoup tiré dessus...Darwin a inversé la logique: le long cou, aléatoirement survenu, a donné un avantage aux girafes qui, par hasard, se trouvaient vivre près de feuillages haut perchés. Sans doute dans ce cas, Darwin a-t-il raison? Pour autant doit-on brûler Lamarck? A-t-il tout faux? Je n'en suis pas sûr.

    (Le transformisme est une théorie biologique, rivale du fixisme, dont l'histoire remonte à l'époque où Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829) énonça sa fameuse théorie sur l'évolution des espèces)

     

    g) PVE: "Boris Cyrulnik dit que les idées de Lamarck ont plutöt à remonter actuellement..."

     

         JMP: "Il a raison. Il y a chez Lamarck une part de vérité, si bien qu'on pourrait dire que le père du transformisme c'est lui. Mais on peut remonter plus loin. J'étais récemment au tricentenaire de Buffon: déjà à son époque, donc avant la révolution française, cet homme avait des intuitions de transformisme. Buffon a écrit des choses presque identiques à Darwin sur les oiseaux, notamment qu'ils avaient des ancêtres communs...Et bien sûr que la Bible n'expliquait rien de tout cela, pensait-il".

     

    les théories de l'évolution: un bicentenaire. Si 2007 marquait le tricentenaire de Linné et de Buffon, 2009 est « l'année Darwin » puisque l'auteur de l'Origine des espèces, publiée il y a cent cinquante ans, est né en 1809. On pourrait bien célébrer aussi Lamarck, dont l'ouvrage le plus réputé, Philosophie zoologique, date de cette même année 1809. Cependant, si Charles Darwin est crédité, à juste titre, de l'importance donnée au hasard et à la sélection naturelle, Lamarck reste associé au concept d'hérédité des caractères acquis et, par cette injustice, on oublie qu'il fut d'abord l'auteur de la première théorie évolutionniste (au sens strictement scientifique du terme) par opposition au fixisme. Sans renier la génétique moderne, on peut donc fêter 2009 comme le bicentenaire de l'évolution biologique !

     

    liens: monblogdereflexions.blogspot.fr -le-paradigme-de-la-complexite (voir d'autres liens)

     lionel.mesnard.free.fr -boris cyrulnik et le concept de résilience

    gilles-jobin.org -boris cyrulnik_citations

    www.psychoactu.org -la resilience

    geol.cher.free.fr -les théories de l'évolution, un bicentenaire (et tricentenaire de linné et buffon)

     

    resistanceinventerre.wordpress.com -sheldrake: 95% de l'hérédité échappe à la génétique (Propos recueillis par Patrice van Eersel)

    agoravox.fr/actualites -rupert-sheldrake le biologiste de l'âme

    elishean.org -résonnance morphique, la théorie du 100è singe

    suprememastertv.com -résonnance morphique (vidéo en anglais)

    sechangersoi.be -Sheldrake (du centième singe au champs morphiques)

    quantiqueplanete.com -congres-quantique-lyon-2011 (voir vidéo et sheldrake)

     

     

    lesinfluences.fr -Kauffman-Stuart

    futuribles.com -Systémique, complexité, transdisciplinarité

    wikipedia.org -Stuart_Kauffman

    matierevolution.fr -qu'est-ce que l'émergence? stuart kauffman

    wikipedia.org -Sigmoïde

    astrosurf.com -les modèles informatiques de l'évolution

     

    h) PVE: "ce qui n'empêche pas que Darwin était génial".

     

         JMP: " certes, et il n'était pas du genre à suivre la catéchisme de stricte observance! Tout au long de sa vie, il n'a cessé de se poser des questions sur son modèle. Alors que les darwiniens purs et durs  ne doutent de rien. Cela ressemble parfois à de l'intégrisme...Les vrais chercheurs scientifiques ne fonctionnent pas ainsi. Tout ce que nous venons de dire relève de la logique du cerveau gauche, qui nous pousse aux limites de nos déductions, ou de nos inductions. Je pense, comme le professeur Lucien Israël que, pour mener à bien une spéculation, il faut aussi laisser travailler l'hémisphère droit, qui est celui de l'intuition, des affects de la sensibilité. L'intuition joue un rôle essentiel en science. Je suis frappé et inquiet de voir combien, poussés par la nécessité d'avoir des résultats rapides,de publier vite, beaucoup de scientifiques finissent par avoir une approche mécanique de la biologie moléculaire...Elle n'a pas fait sa révolution copernicienne".

     

     i) PVE: "Que voulez-vous dire?".

     

         JMP: "En particulier, qu'elle  (la biologie moléculaire) n'a pas pris en compte l'aspect vibratoire des molécules, ce qui est incroyable. Elle est en contradiction complète avec la physique quantique, et du coup en retard. Un retard qu'elle ne comble pas, parce qu'elle a une vision mécaniste...Parfois, je me dis qu'il faudrait (leur) rappeler que dans son petit appartement de Trinity Collegele grand Newton avait des transes! Les fameuses lois de la science moderne, il ne les a pas élaborées par des raisonnements déductifs, mais par des intuitions extrêmement fortes, quand il se trouvait dans un état second...Einstein aussi a raconté que, quand il a eu l'idée de la relativité, ce fut par une sorte de révélation, où il a vu des images colorées s'imposer à lui, comme si elles lui avaient été données...La créativité en sciences, ce n'est pas seulement faire comme tout le monde, pour avoir des crédits et un public. Il s'agit de faire fonctionner, ou plutôt de laisser fonctionner les deux parts de son cerveau. 

    Reprenons Darwin un instant. A la fin de sa vie, il avait deux soucis. Le premier, c'est d'avoir fait tant de peine à sa femme en affirmant que Dieu n'existait pas...Et son deuxième souci, c'est qu'il était devenu sec comme un désert, ne comprenant plus rien à l'art, à la poésie, à la musique, à rien de ce qui est véhiculé par l'hémisphère droit. Il s'était complètement gauchisé dans son cerveau. Et moi, je regrette terriblement que la science actuelle soit devenue comme cela...L'hémisphère gauche sait surtout reproduire des systèmes simples, compter, numériser, classer...Or, quand ce type de fonctionnement s'empare, par exemple de l'ADN, cela donne la logique des OGM. Je repère un gêne, je l'isole...parce que la vie est tout à fait compliquée et que cela ne marche pas ainsi. L'approche purement mécaniste produit la technologie que nous voyons. Je suis en vive réaction contre ce qu'on appelle aujourd'hui la technoscience, dont je ne suis pas sûr qu'elle va libérer l'homme. Je pense au contraire qu'elle va l'asservir et que nous allons devenir des robots".

     

    Lien sur Newton dernier magicien: ours.courageux.pagesperso -Newton n’était pas le premier au siècle de la Raison, il était le dernier du siècle des Magiciens

    La malle de newton

     

    Autre liens: 

    artivision.fr/docs -JacquesBergier: science contemporaine et conscience alchimique

    larecherche.fr -Newton et la transmutation des métaux

    franceculture.fr -la perruque de newton (j. p. luminet)

    decitre.fr/livres -la malle de newton

    chizodoxe.com -dans-la-malle-de-newton

    planetastronomy.com -la malle de newton

    http://www.astrosurf.com/luxorion/newton-hommage5.htm

    ovnisant.com albert-einstein-et-la-theorie-de-la-relativite

     

     

    biodiversité

    j) PVE: "Votre pessimisme ne vient-il pas du fait que vous êtes aussi un écologiste?".

     

        JMP: "Certainement. L'écologie est portée par une démarche beaucoup intuitive que déductive. Car, la vie n'est pas linéaire. Elle est dialectique, yin et yang. Et puis, il y a un grand mystère écologique en biologie, c'est la biodiversité, dont tout le monde sait aujourd'hui qu'elle nous est vitale et que le réchauffement la détruit. Or le paradoxe confondant, on n'enseigne plus les plantes et les animaux dans les universités. Plus on parle de biodiversité, moins il y a de gens capables de reconnaître les plantes et les animaux qu'il faut protéger. Il y a là une incroyable contradiction...Tout le monde travaille exclusivement sur le gêne. Et moi, le "tout-gêne" me gêne. Parce que la biologie n'est pas que cela. C'est plein d'autres choses que l'on va découvrir".

     

     

    k) PVE: "Vous dites que la biologie moléculaire n'a pas fait sa "révolution copernicienne", qui serait d'intégrer la physique quantique, en "amont d'elle" (dans la classification des sciences selon Auguste Comte), faites-vous allusion à la manière que nous avons aujourd'hui de cultiver le terre, suivant la méthode du Baron Von Liebig, père de l'industrie des engrais, qui croyait qu'il fallait mécaniquement restituer à la terre, au gramme près, les éléments chimiques que les plantes y avaient pompés? ...on a oublié que la terre avait aussi besoin d'humus et de fumier, qui sont des systèmes beaucoup plus complexes.

     

        JMP: "Bien sûr...Le phénomène Liebig est tout à fait d'actualité avec nos questionnements sur l'agriculture. Mais il faut se souvenir qu'à la fin de sa vie, Liebig était un peu comme Darwin. Il a pensé s'être trompé...il revenait au fumier comme une sorte de précurseur de l'agriculture biologique. On l'ignore totalement: le baron Justus Von Liebig s'est rétracté! Or toute l'énorme industrie agrochimique mondiale est fondée sur ses travaux!"

     

    l) PVE: "Revenons à notre naïve question de départ: le monde s'est-il créé tout seul? Depuis quelques décennies ont fleuri toutes sortes de théories de l'auto-organisation...Je pense notamment à Ilya Prigogine et à ses structures dissipatives, qui montrent comment, dans certaines conditions, le chaos engendre spontanément de l'ordre. On n'est plus ici dans une approche mécaniste et linéaire. Ces théories ne peuvent-elles pas réussir à expliquer le monde? Mais...les théoriciens de la physique quantique n'ont-ils pas abouti à l'idée que le réel était décidément impossible à "coincer" par une approche scientifique, ou même par un système de connaissance quelconque? Ce serait alors le théorème de Gödel qui dit vrai: tout système contient forcément au moins un élément indémontrable...

     

        JMP: "Les deux sont vrais. Il est indéniable qu'il y a de l'auto-organisation à l'oeuvre à tous les niveaux. Mais...il y a une zone de mystère qui enveloppe le tout...tout n'est pas entièrement révélé à nos capacités de comprendre. Je suis sensible à la phrase de Saint-Paul sur le miroir un peu voilé, qui fait qu'on ne voit pas tout (Saint Paul, dans l'épître aux corinthiensmentionne le miroir qui peut faire progresser la connaissance de soi-même ; je vous en livre le passage :« La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais qu'en ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel  disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je résonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant)....Quand j'étais jeune scientifique, hyper-mordu par la science, je pensais que celle-ci finirait par tout éclairer...Aujourd'hui, je ne dirais plus ça. Je ne sais pas s'il faut s'en référer au théorème de Gödel ou à d'autres, mais je pense que la science est par nature enfermée dans des présupposés que lui impose la finitude humaine (Jacques Arsac écrit: Peut-être parce que je suis un scientifique, imbibé de culture scientifique, je suis très sensible à l'idée de l'infini de Dieu. Que Dieu soit infini, cela me paraît évident. S’il n’était pas infini, il pourrait y avoir un plus grand que Dieu). Et que celle-ci impose, puisque la science est produite par l'homme, une non-finitude de la scienceOn ne peut pas sortir l'infini du fini...Je pense que l'homme est un être fini, qui devrait être beaucoup humble. Cela lui ferait le plus grand bien dans ses rapports avec les autres, lui éviterait des guerres et beaucoup de misère...L'infini, le divin, si l'on est croyant, s'atteint mieux par la mystique que par la science. C'est d'ailleurs la définition même de la mystique dans les dictionnaires: l'union à Dieu...Bien sûr, je sais que cette approche sent le souffre dans la société actuelle... C'est vrai que l'ADN est une belle machine qui fonctionne d'une manière surprenante! Mais selon moi, ce n'est pas par cette voie qu'on peut aller vers l'infini. La voie mystique me semble plus sûre, si l'on veut toucher à la non-finitude...

    liens: artbourgogne.free.fr/miroir -l'expérience du miroir, ou le sujet entre être et doute

    remi.sentis.perso.sfr.fr- la finitude humaine et l'infini de dieu (jacques arsac)

    esprit-universel.over-blog.com -rene-guenon-l-infini-et-la-possibilite

     

    matierevolution.fr -les idée de prigogine fr.wikipedia.org -Système_dissipatif (prigogine)

    www.universalis.fr -ilya-prigogine/2-auto-organisation

    jeanzin.fr -les-limites-de-l-auto-organisation        marianne2.fr -Hommage-a-Henri-Atlan-vive-l-auto-organisation-vive-l-emergence

    webinet.blogspot.fr /auto-organisation et sociétés d'insectes

    villemin.gerard.free.fr -Aut-organisation

    hypergeo.eu -auto-organisation

    sitegb.free.fr -l'auto-organisation issue du chaos

    elissalt.net -auto-organisation

     

    m) PVE: "Personnellement, j'ai du mal à comprendre que l'on soit scientifique et athéeAgnostique oui. C'est même d'une certaine façon, indispensable. Mais le spectacle de l'Univers est tellement fantastique qu'affirmer savoir absolument qu'il n'y a aucun sens me paraît infantile...

     

    psyché (michel-ange)

        JMP: "C'est parce que nous ne sommes plus dans un monde de savants, mais dans un monde de techniciens...Le choeur de notre société, c'est la technique, les engins. Les jeunes vivent de cela. Ils sont totalement instrumentalisés par un pouvoir économique qui en tire le plus grand profit et les rend hermétiques à ce qui n'est pas techno. Enlevez-leur les portables..., vous allez voir une dépression effroyable s'abattre sur la jeunesse. Le lien à la nature est beaucoup plus lointain...On ne se pose pas la question de savoir si on pourrait se passer de la nature, elle n'est plus là. 

    Il se trouve que j'ai été élevé dans une ferme de l'Auvergne profonde, pendant le guerre, totalement immergé dans la nature. Cela m'a donné un sentiment d'équilibre profond. Ce furent, de loin, les années les plus heureuses de mon existence. Quand je gardais les vaches, quand j'allais glaner pour les poules...Le lien à la nature est un lien qui construit la psyché humaine (l'anima?)C'est un lien très fort, sans doute parce que notre corps, c'est aussi la nature. Mais nous en avons complètement perdu le sentiment. Beaucoup de mal-être tient à cette perte. C'est quelque chose qu'il faut redécouvrir d'urgence si nous ne voulons pas aller dans le mur. C'est dans ce lien-là qu'on découvre le lien supérieur avec la totalité, en agnostique ou en croyant, peu importe...

     

    n) PVE: "Pourtant, les mentalités changent. Les colloques verts se multiplient et sont littéralement bondés de très jeunes gens! Et surtout beaucoup passent à la pratique".

     

        JMP: "Tant mieux. Mais pour la majorité, l'homme est ainsi fait qu'il ne bouge que quand ça va très mal. Seules les grosses catastrophes pourraient le faire évoluer".

    bibleetnombres.online.fr/apocalypse L'apocalypse (le dévoilement) cosmobranche.free _ApocalypseStJean

     

     

    o) PVE: "Boris Cyrulnik dit qu'un enfant qui manque du minimum d'affection ne se développe pas. Il peut devenir débile, être atteint de nanisme affectif, ou même mourir. On peut mourir par manque de liens affectifs.C'est comme une loi du vivant".  

     

        JMP: "Mais oui. L'amour c'est la vie.C'est vrai pour les enfants comme pour les adultes. Mais c'est vrai aussi pour les autres espèces vivantes!"

     

    p) PVE: "Irez-vous jusqu'à dire que "l'amour" est ce qui fait avancer le monde?"

     

        JMP: "On sort ici du discours scientifique, pour entrer dans celui des convictions. Cela dit,...Il y a l'attraction l'une vers l'autre de particules élémentaires, les quarks, qui s'attirent trois par trois, et s'associent pour donner des neutrons, des protons, des électron. Ensuite, ceux-ci s'attirent pour donner des atomes...Les organes donnent l'organisme, et les organismes s'attirent pour donner une société...Il y a une loi de coalescence d'identités, qui vont vers du plus complexe. Là, on retrouve l'idée de Theilhard de Chardin de la montée en complexité-conscience, qui passe par le seuil de la vie et par le seuil de l'esprit. Plus cela devient complexe, plus apparaissent des propriétés émergentes...Vous prenez des molécules seules qui n'ont aucun effet, vous les mettez ensemble, vous les injectez à des animaux, elles produisent un effet thérapeutique. Seules, aux mêmes doses, elles n'en produisent pas... C'est une loi essentielle de la vie et de la constitution des formes nouvelles. La sélection naturelle de Darwin intervient ensuite, éliminant les associations non viables. Mais avant que la sélection ne frappe, il a bien fallu qu'un mécanisme engendre des formes nouvelles! La mécanique de la construction est antérieure à la mécanique de l'élimination. Il faut un spermatozoïde et un ovule pour donner un bonhomme, un animal ou une plante. Au niveau humain, on appelle ça l'amour. J'y crois, vraiment!

     

     

    q) PVE: "Si on appelle "amour" la force évolutive arrivée au seuil humain, à partir de ce même seuil, il y a aussi ce qu'on appelle "liberté", non?

     

        JMP: "Oui et cela comprend la liberté du non-amour. Où l'amour est, il y a aussi la liberté de lui dire non. Et si Dieu est amour, il y a la liberté de dire "Dieu, je m'en fous!" Le Dieu des chrétiens en tout cas est un Dieu à qui on peut dire ça.Parce qu'il nous veut debout.

    L'amour, c'est la grande affaire, la grande question.

     

     

     

    La devise de mon blog monblogdereflexions.blogspot.frLES MERVEILLES DE LA NATURE ME FASCINENT. MES REFLEXIONS: LE SENS DE L'UNIVERS ET DE l'EXISTENCE. 

    EN MOI IL YA DEUX MONDES: LE MONDE EXTERIEUR DU "FAIRE" ET LE MONDE DE L'INTERIEUR, NON CONSCIENT,  AUTANT REEL.

    MA DEVISE: L'ESSENTIEL, C'EST L'AMOUR, AMOUR DU SACRE.

    MES MODELES: JESUS (l'amour), PYTHAGORE (la mathématique), EINSTEIN (la physique).

    "Dieu est mort" (Nietzsche):la désacralisation est consommée! 

    La Toute puissance du scientisme technologique est prégnante! La Personne humaine devient progressivement objet!

     

     

    mfpg.be -celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est Amour

     

     

     

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  •  Voir: solutions locales pour un désordre global . dualité universelle.

    www.coachspirituel.eu

     

    Mon commentaire: Ne faut-il pas changer de mode de pensée qui veut qu'il n'y ait d'autres mondes possible que le monde économique auquel a abouti 2000 ans d'histoire? (c'est à dire l'ordre marchand qu'évoque J. Attali dans "une brève histoire de l'avenir).

     

    "Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives." Coline Serreau.


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